Posté le 11.01.2008 par economiedroit
Emotion en Haute-Savoie après la fermeture de l'usine Salomon
Stratégie de développement, coûts et délocalisation...
LE MONDE | 11.01.08 | 10h42 • Mis à jour le 11.01.08 | 10h42
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les skis Salomon ne seront plus fabriqués en France à partir de la fin 2008. C'est l'une des conséquences du plan de restructuration annoncé, jeudi 10 janvier, par Amer Sports, propriétaire, depuis deux ans et demi, de l'industriel français.
Le groupe finlandais, qui possède aussi Atomic (articles de sports d'hiver), a indiqué qu'il comptait supprimer 400 emplois dans le monde, dont 284 sur ses deux sites en Haute-Savoie (soit environ 25 % des effectifs).
L'usine de Rumilly, qui fabrique à la fois les skis Salomon et des roues de vélo (marque Mavic), devrait fermer à la fin de l'année, d'après Jean-Marc Pambet, directeur général "Chaussures et Vêtements" d'Amer Sports. Environ 250 salariés sur les 540 basés à Rumilly vont être licenciés.
Les "équipes de création" sont préservées et vont être transférés au siège de Salomon SA, à Metz-Tessy, dans la banlieue d'Annecy, tandis que l'activité de production des roues, elle aussi maintenue, sera localisée dans un deuxième site, qui n'a pas encore été choisi. "Il se trouvera dans le bassin d'emploi de Rumilly", précise M.Pambet.
Depuis 2005, c'est la troisième fois que Salomon taille dans sa masse salariale. Au total, quelque 750 postes auront été supprimés en quatre ans. "Sans compter les intérimaires", complète Bernard Couderc, secrétaire (CFDT) du comité d'entreprise : d'après lui, 70 à 80personnes ont travaillé temporairement à Rumilly en 2007.
Amer Sports justifie ce nouveau plan d'économies par une forte baisse des ventes de matériels de sports d'hiver : – 30% en 2007, selon des estimations communiquées par le groupe. "C'est un cataclysme", commente M. Pambet dans la mesure où le marché était déjà en situation de "surcapacité structurelle". Aujourd'hui, "nombre de consommateurs louent leurs équipements au lieu de les acheter ou décalent leurs achats au moment des soldes", poursuit-il. Face à ce "redimensionnement durable du marché", le groupe réorganise son outil industriel en Europe. Les skis Salomon et Atomic seront dorénavant fabriqués en Autriche et en Bulgarie. La production des fixations sera rationalisée et concentrée dans deux établissements, tout comme celle des chaussures.
"ECŒUREMENT" ET "RÉVOLTE"
Chez les salariés, "l'écœurement prédomine", affirme Sylvain Chalumeau, délégué syndical central CGT. "On nous promène de plan en plan depuis quatre ans." La restructuration de l'entreprise équivaut à un "saccage", aux yeux de M. Couderc. "Les secteurs les plus touchés sont ceux où les compétences étaient très pointues", argumente-t-il.
Le maire (UMP) de Rumilly, André Feppon se dit "littéralement révolté". Il estime que les dirigeants d'Amer Sports l'ont "tenu dans l'ignorance" durant des mois. "Les salariés et les élus ont été pris pour des cons", tonne-t-il. La municipalité avait accordé "gratuitement" 15 hectares de terrain à Salomon. Les finances de la commune vont également pâtir de la fermeture du site : environ 12% de la taxe professionnelle provient de Salomon.
Fondé en 1947 à Annecy par la famille Salomon, l'industriel avait été racheté en 1997 par Adidas, puis cédé, huit ans plus tard, à Amer Sports. Dès le départ, le groupe finlandais avait indiqué qu'il comptait économiser jusqu'à 40 millions d'euros par an jusqu'à la fin 2008 (Le Monde du 22 décembre 2005). Objectif : dégager une marge opérationnelle d'au moins 10%. A terme, Amer Sports veut porter sa part de marché mondiale dans les équipements de sports d'hiver de 30 % à 40 %.
Employant environ 6 500 personnes dans le monde, à la fin 2006, il a annoncé jeudi un recul de son chiffre d'affaires en 2007 de 27 % par rapport à 2006, où il s'était élevé à 1,79 milliard d'euros. Le titre a plongé de 16,86 %, jeudi, à la Bourse d'Helsinki.
Bertrand Bissuel
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Posté le 11.01.2008 par economiedroit
BOURSE/Paris souffre (-1,16%), inquiétudes persistantes sur l'économie
Paris (AWP/AFX) - La Bourse de Paris souffrait mercredi après-midi des inquiétudes persistantes sur une dégradation de la conjoncture économique, le CAC 40 perdant 1,16%, et les marchés s'attendant à un statu quo des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
A 15H42, l'indice parisien cédait 63,73 points à 5431,94 points, dans un volume de transactions de 4,8 milliards d'euros. Le CAC 40 revient ainsi à un niveau qu'il n'avait plus connu depuis la fin novembre.
Londres abandonnait 1,57%, Francfort 0,79% et l'Eurostoxx 50 0,87%.
La Bourse de New York a ouvert en faible hausse, avec un Dow Jones gagnant 0,17% et un Nasdaq progressant de 0,18%, au lendemain d'une séance de forte baisse.
«On vend des valeurs cycliques pour acheter des défensives, de manière peu originale. C'est toujours la même réaction épidermique face aux mauvaises statistiques», a commenté un vendeur d'actions parisien.
Aucune baisse des taux de la BCE, qui pourrait aider les Bourses en Europe à repartir, n'était espérée.
«La BCE est prise entre des signaux de plus en plus tangibles de ralentissement et des chiffres d'inflation peu conformes à sa définition de la stabilité des prix. En conséquence, l'ajustement de son discours et donc de sa politique monétaire prendra du temps», a résumé Patrick Artus, économiste de Natixis, dans une étude.
La situation de l'économie mondiale a paru suffisamment alarmante à un économiste de l'ONU pour qu'il appelle depuis Genève à une baisse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne.
«C'est à la BCE de faire quelque chose et elle doit agir maintenant, sans attendre que tout le monde se rende compte que l'Europe ralentit», a déclaré le directeur de la division pour la mondialisation et les stratégies de développement à la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), Heiner Flassbeck.
ALSTOM (-4,76% à 123,90 euros), autour duquel circulent des rumeurs d'avertissement sur résultat, baisse de nouveau après avoir déjà perdu 11,5% sur les cinq premières séances de l'année.
TF1 (-7,57% à 16,97 euros) et M6 METROPOLE TV (-5,75% à 16,22 euros) perdent une grande partie des gains de la veille, les analystes se montrant réservés sur les conséquences d'une éventuelle suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques.
SAFRAN (-7,95% à 11,58 euros) poursuit la glissade entamée depuis deux mois et évolue à son plus bas niveau depuis mai 2003, affecté par le dollar faible et la prudence des analystes envers des objectifs jugés très ambitieux.
afx/rp
(AWP/09 janvier 2008 15h58)
Posté le 11.01.2008 par economiedroit
( A la suite de la Logan avec Renault et sa sous marque Dacia, voici un texte qui confirme la tendance de la stratégie déja mise en place par Renault... Il est vrai que les marchés indiens et chinois sont spécifiques et il est à parier que se sont des modèles comme ceux-ci qui auront du succés. La donne sur le marché automobile va changer dans les années à venir... comment ignorer de pareils marchés??? Le marché trés spécifique de l'automobile démontre l'importance de la stratégie pour dominer un marché...)
Actualités Msn
janvier 10 2008
Le constructeur indien Tata avait promis de lever le voile en janvier 2008 sur la voiture la moins chère du monde, la voici aujourd'hui,
elle s'appelle Nano, son prix : 2 500 dollars.La voiture du peuple... indien
Un peu à la manière de Fiat avec sa 500 (première du nom) en Italie ou de la Coccinelle de Volkswagen en Allemagne, Tata Motors tente aujourd'hui d'envahir un marché indien gigantesque et en pleine expansion, avec un produit utile et abordable. L'objet en question, dévoilé aujourd'hui par le président de la firme Tata, est une voiture de petit format - 3,10 m de long, 1,50 m de large et 1,60 m de hauteur - proposant 4 places et une vraie carrosserie. S'adressant à une clientèle modeste, elle offre une consommation d'essence très contenue et surtout, un prix de vente plus compétitif que jamais. Des arguments de vente parfaitement adaptés aux exigences du marché auquel cette Nano se destine.
Une révolution
A des milliers de kilomètres de cette présentation peu banale, les acteurs occidentaux de l'industrie automobile regardent, dubitatifs, éclore une nouvelle génération de véhicules. Bien sûr, la Dacia (Renault) Logan avait annoncé la tendance. Mais la Nano va encore plus loin. Non contente d'être la voiture la moins chère du monde, la petite Tata s'autorise un incroyable pied de nez aux grands constructeurs en répondant à des critères de plus en plus sollicités par les automobilistes. Sa petite motorisation, un bloc de 623 cm3 essence de 33 ch accouplée à une boîte 4 vitesses manuelle, rejetterait en effet moins de 60g de CO2 par kilomètre. De quoi profiter d'un joli bonus écologique sur le sol français... Devançant certaines critiques récurrentes, Tata annonce même un respect de toutes les normes (indiennes ?) de sécurité et de pollution, sans pour autant apporter plus de précisions.
French touch ?
Tablant sur une production de 500.000 unités à l'année, le constructeur indien espère bien inonder son marché national et ne cache pas sa volonté d'exporter sa mini-voiture hors de ses frontières d'ici 2011.
Rappelons que la société MDI, basée dans le sud de l'hexagone, a déjà développé ce genre de modèle, à l'esthétique d'ailleurs très ressemblant. Proposé à un prix plus élevé, elle était motorisée par une mécanique à air comprimé. Le concept n'avait alors pas séduit les constructeurs généralistes français, mais un investisseur étranger s'était montré très intéressé et avait signé début 2007 un transfert de technologies avec MDI. Cet investisseur n'était autre que Tata Motors
Posté le 08.01.2008 par economiedroit
par Benoît Van Overstraeten et Matthias Blamont
PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a publié des ventes mondiales en hausse de 3,8% pour 2007, à 3,233 millions d'unités, renouant avec la croissance (+1,2%) en Europe occidentale, son premier marché, pour la première fois depuis 2002.
Le constructeur automobile a dit tabler sur une accélération de ses ventes en 2008, avec une croissance d'environ 5%, estimant que la progression devrait être "plus forte au second semestre qu'au premier, compte tenu du programme de lancement des nouveaux véhicules".
S'il devait se confirmer, ce scénario serait comparable à celui observé l'an passé où, sur le seul second semestre de 2007, les ventes de PSA ont progressé de 6,2% après une croissance de 1,7% au premier.
Le groupe a souligné que son objectif 2008 était "en ligne avec le programme Cap 2010", le plan de relance annoncé l'an dernier par la société qui prévoit la vente de plus de quatre millions de véhicules par an d'ici à 2010 ainsi qu'une marge opérationnelle comprise entre 5,5% et 6%.
Le titre PSA s'est offert 0,86% mardi à 47,1 euros à la Bourse de Paris. De son côté, Renault a gagné 0,94% à 85,04 euros tandis que l'indice DJ Stoxx européen de l'automobile a avancé de 0,32%.
DÉCEPTION EN CHINE
En dehors de l'Europe occidentale, les ventes de véhicules de PSA ont progressé de 11,1% l'an dernier, grâce à une "accélération de la croissance du groupe dans ses zones prioritaires de développement."
Les ventes ont été ainsi particulièrement dynamiques au Mercosur - Brésil et Argentine (+32,5%) - en Russie (+33%) et en Europe de l'Est (+15,5%).
Les performances en Chine ont été plus modestes alors que le marché local a progressé de près de 25%. Les ventes du groupe, par l'intermédiaire de la coentreprise Dongfeng Peugeot Citroën Automobile, s'y sont appréciées de 3,1% mais celles de Citroën seule y ont reculé de 1,6%.
La publication de ces chiffres intervient alors que le grand concurrent français de PSA, Renault, a communiqué vendredi des ventes 2007 en hausse de 2,2%, à 2.487.453 unités. Il anticipe une croissance de ses ventes supérieure à 10% cette année.
Du côté des autres constructeurs européens, Daimler a indiqué mardi que les ventes de la branche Mercedes-Benz avaient augmenté de 2% en 2007 .
PSA prévoit en Europe occidentale un marché stable et un environnement "toujours fortement concurrentiel" cette année.
PSA CONFIANT POUR LE MARCHÉ FRANÇAIS
"L'exercice 2008 sera marqué par une nouvelle étape dans le rajeunissement des gammes avec le lancement de la nouvelle Citroën C5, l'élargissement de la gamme 308 (Peugeot), le lancement des petits utilitaires Citroën Nemo et Peugeot Bipper, des nouveaux Citroën Berlingo et Peugeot Partner", a souligné le constructeur.
Par marque, les ventes mondiales de Peugeot ont progressé de 3,7% en 2007 à 1,786 million d'unités tandis que celles de Citroën ont enregistré une hausse de 4% à 1,448 million.
La Peugeot 207, lancée en France en avril 2006, a été vendue à 521.000 exemplaires l'an dernier. Le modèle a ainsi dépassé l'objectif de 500.000 unités en année pleine de commercialisation. La 206, qui a connu une série de lancements à l'international, a encore été vendue à 309.000 exemplaires.
Chez Citroën, la C4 Picasso, lancée en octobre 2006, a enregistré plus de 200.000 ventes en 2007. La Xsara Picasso a encore été écoulée à 120.000 exemplaires.
Dans le domaine des utilitaires, les Citroën Berlingo et Peugeot Partner ont accumulé 348.000 unités en 2007, soit "leur meilleure performance historique, plus de 10 ans après leur lancement".
Au cours d'une conférence de presse, le nouveau directeur de la marque Peugeot, Jean-Philippe Collin, s'est déclaré confiant pour le marché français en 2008.
"Nous attendons une dynamisation via la politique d'écotaxes", a-t-il dit, allusion au nouveau système de bonus-malus pleinement en vigueur depuis le 1er janvier.
© Reuters 2008.
Posté le 08.01.2008 par economiedroit
Le rachat des jours de réduction du temps de travail (RTT), déjà possible dans certaines entreprises, va être favorisé par un nouveau texte de loi imminent qui profitera à une partie des salariés.
Tous les salariés ont-ils des jours des RTT ?
Non, loin de là. Tous les salariés ne sont pas passés aux 35 heures, car certains effectuent en permanence des heures supplémentaires. Seulement dix millions en 2003 (sur 18 millions de salariés dans le privé aujourd'hui) bénéficiaient des 35 heures, et tous les salariés aux 35 heures n'ont pas de jours de RTT. Selon une statistique officielle, 35% des salariés ont des RTT avec une moyenne 14 jours par an. Chez les fonctionnaires, le régime RTT est variable selon l'administration.
Le rachat des jours de RTT est-il déjà possible ?
Oui, dès lors qu'il existe un accord collectif négocié au niveau de la branche, du groupe, de l'entreprise ou même de l'établissement, et tant qu'il n'y a pas de majorité de blocage de la part des syndicats. Le salarié volontaire peut alors renoncer à prendre ses jours RTT en échange de leur paiement. Ils sont en principe mieux payés qu'un jour normal. Il est également possible, depuis 2005, d'accumuler des jours RTT sur un compte épargne temps (CET) que le salarié peut ensuite consommer sous forme de rémunération immédiate ou différée. Il faut cependant un accord collectif et le montant accumulé dans le CET est limité à environ 64.000 euros, sauf assurance. Dans les entreprises, non couvertes par un accord, le rachat des RTT est en principe impossible. Dans la pratique, certaines entreprises passent outre et négocient déjà avec les salariés que cela arrange.
Qu'est-ce qui va changer ?
Nicolas Sarkozy a proposé "que tous les salariés qui se mettent d'accord avec le chef d'entreprise puissent transformer les jours de RTT en argent. Les fonctionnaires pourront aussi monétiser leurs RTT puisqu'ils donnent de la souplesse à l'administration". Les jours de RTT non pris pourraient donc être payés par un simple accord de gré à gré entre employeur et salarié. Selon des journaux, les sommes versées seraient exonérées de cotisations sociales pour le salarié, comme pour les heures supplémentaires depuis le 1er octobre, mais aussi de cotisations patronales, mais aucune confirmation n'a été apportée. Le ministre du Traval Xavier Bertrand a simplement indiqué que les heures accumulées et non prises au 31 décembre 2007 pourront être apurées"'en "franchises de cotisation sociale".
Comment cela va changer ?
Le gouvernement va présenter un projet de loi ou susciter une proposition de loi, outil législatif a priori plus rapide car non soumis au Conseil d'Etat. L'Assemblée nationale a déjà voté le 25 octobre un amendement autorisant les salariés, avec l'accord de leur employeur, à compenser leurs heures supplémentaires par des augmentations de salaires plutôt que par des jours de repos, même quand les accords d'entreprise ne le prévoient pas.
Combien cela rapportera ?
"Cinq milliards de pouvoir d'achat en plus", selon Nicolas Sarkozy. L'impact est incertain, selon plusieurs économistes.
Qui va en bénéficier ?
En priorité, les cadres et les salariés dont le temps de travail est décompté au forfait jour. Le syndicat des cadres CFE-CGC juge d'ailleurs que le rachat des RTT est plutôt une bonne chose, même s'il se demande si le volontariat sera garanti. "On oublie les chômeurs, les retraités, les salariés de petites entreprises, ceux en temps partiel, les ouvriers en annualisation du temps de travail, la plupart des fonctionnaires", a au contraire déploré François Chérèque (CFDT).
Sophie LUTRAND - le 03/12/2007 -
Posté le 07.01.2008 par economiedroit
Challenges.fr | 07.01.2008
Bercy anticipe un chiffre de 1,6% sur 2008, du fait de la hausse des prix du pétrole et des matières premières agricoles.
La ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde (c) Reuters
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé, samedi 5 janvier, qu'il y aura "sans aucun doute plus d'inflation en 2008 qu'on en a eu en 2007", notamment à cause de la hausse des prix du pétrole et des matières premières.
"On aura sans aucun doute plus d'inflation en 2008 qu'on en a eu en 2007", a affirmé la ministre sur France Info. "Je ne pense pas que les prix du pétrole baissent durablement en 2008. Je pense que les prix d'un certain nombre de matières premières, notamment agricoles continueront à augmenter, tout simplement parce que la demande est très forte sur le marché mondial."
Mieux que les partenaires européens
Christine Lagarde a affirmé que l'inflation est actuellement "supérieure à 2%, hélas!". "Même avec ce chiffre-là, nous sommes plutôt mieux que la moyenne de nos partenaires européens", a-t-elle tenu à souligner.
Dans la soirée, la ministre, interrogée sur France 2, a avancé des chiffres supplémentaires pour l'inflation: "Je pense qu'on finira à 1,5% sur l'année 2007, et notre prévisionnel pour l'année 2008, c'est 1,6%", a-t-elle dit, s'en tenant à une croissance de "2% pour l'année 2007".
"Aucune mesure sérieuse"
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national au PS, a estimé que "face à la dégradation très grave du pouvoir d'achat des Français, la ministre de l'Economie ne présente aucune mesure sérieuse pour les aider à vivre mieux". Dans un communiqué, il juge que Christine Lagarde "reste impuissante face à la situation économique très préoccupante de notre pays: elle n'exerce qu'un rôle de figuration incompatible avec les attentes fortes des Français en matière de pouvoir d'achat". (AP)
Posté le 02.01.2008 par economiedroit
Un euro à problème !
Voice la remarque d'un internaute qui mérite d'être relevée!
"L'euro a en effet un bilan plutôt mitigé depuis sa création. Mais n'oublions pas que le traité de Maastricht confère aussi une puissance trop grand (absolue ?) à la BCE dans le cadre du combat contre l'inflation. Une monnaie au service de la croissance devrait-être le débat actuel..."
Effectivement le problème est là!
Posté par Raphaël DIDIER le 25.12.2007
Posté le 12.12.2007 par economiedroit
Les faiblesse de l'Euro fort
Le débat sur l'opportunité de la monnaie unique atteint des couches de plus en plus vastes de la population. Il ne restera bientôt plus que nos "élites" auto proclaméées gavées d'idéologie pour le refuser !...
Un constat tout d’abord : la zone euro affiche un différentiel de croissance défavorable avec les États-Unis mais aussi avec les pays européens restés en dehors de la zone, comme le Royaume-Uni et certains pays nordiques. Faut-il en accuser la monnaie unique ? Lors du traité de Maastricht, l’euro avait été annoncé comme un véritable outil devant assurer la richesse des économies qui lui seraient liées. Il a certes fait disparaître les risques de change à l’intérieur de la zone, facilitant les échanges et les rendant moins coûteux (pas besoin de s’assurer contre une variation monétaire). C’est un avantage indéniable. Il a aussi assuré une relative stabilité de la monnaie.
Mais à quel prix ?
Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a guère profité à l’investissement et à l’emploi. Ce n’est certes pas la monnaie qui régit directement ces problèmes mais elle fixe le cadre dans lequel ils peuvent être résolus. Et le cadre retenu a été la lutte contre l’inflation, contre une inflation qui n’existait même pas, avec un aspect obsessionnel. Dès lors, après avoir supprimé aux États de la zone euro toute arme monétaire au profit de la Banque centrale européenne (BCE) et toute arme budgétaire (ou presque) par le biais du pacte de stabilité, après avoir également poussé à la mise en concurrence des grandes entreprises type EDF (ce qui empêche de s’en servir pour lisser l’économie de marché par exemple en anticipant des embauches en cas de fort chômage ou en stimulant des investissements lourds), on s’est interdit d’avoir une véritable politique économique de croissance au niveau de l’Europe. La monnaie unique a ainsi reporté les ajustements qui auraient pu être monétaires sur les variables réelles : emploi et croissance. Dès lors, l’argument selon lequel l’euro nous aurait protégés des fluctuations de change international est en bonne partie fallacieux puisque les conséquences ont été détournées sur la croissance. De plus, même l’objectif de lutter contre l’inflation n’est pas rempli. Certes la hausse des prix à la consommation est maintenue à 2 % mais la baisse généralisée des taux longs a de son côté favorisé l’existence d’une inflation des actifs financiers, génératrice de bulles. Clairement, la BCE a choisi la bourse contre le travail alors que les deux devraient aller de pair. Parallèlement la Suède, le Danemark et le Royaume- Uni, en gardant une liberté de manœuvre monétaire, n’ont en rien pâti de ne pas être dans l’euro, tout au contraire.
L’euro pourrait-il mieux faire ?
C’est bien là que le bât blesse. L’euro souffre d’un défaut consubstantiel à l’Europe. Il doit répondre à des situations de chocs asymétriques. L’euro est une monnaie schizophrène. Actuellement, l’Italie est en quasi-récession, la France et l’Allemagne vont mal et auraient besoin de mesures de relance alors que l’Irlande et l’Espagne sont au bord de la surchauffe et qu’il faudrait les freiner. Mêmes différences colossales en matière de performances des échanges internationaux. Et l’écart entre les pays, loin de se réduire, s’accroît. Que doit choisir la BCE ? Quoi qu’elle fasse, la solution sera mauvaise pour une partie des États. Résultat, l’Europe n’a pas de politique monétaire. Et comme elle n’a pas non plus de politique budgétaire, elle est pratiquement livrée à la seule loi des marchés. Ce n’est même pas caricatural de le dire.
Texte publié par la CGT
Posté le 04.12.2007 par economiedroit
Crise financière mondiale, L'US $ est-il une monnaie privée?
( A lire avec prudence... et discernement)
Publié le 28 septembre 2007
L’US $ est une monnaie privée On ne peut comprendre la crise financière actuelle, ni les rapports de force internationaux, sans tenir compte du caractère privé de la Banque centrale des États-Unis (la « Fed »). C’est elle, c’est-à-dire un consortium de banques privées, et non le gouvernement de Washington qui édite les billets verts.
17 septembre 2007
Les manipulations du système monétaire et du système des changes provoquent le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, parce qu’elle a lieu effectivement dans le monde entier, qu’aucun gouvernement ne peut plus la contrôler ni la stopper ou l’empêcher et que, formellement, elle a même lieu légalement en raison de lois désuètes. L’étape décisive dans la rupture avec la monnaie d’Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Dès la fin du XIXe siècle, les banques sous la coupe de l’empire Rothschild ont lancé une grande campagne pour prendre le contrôle de l’économie des Etats-Unis. Venant d’Europe, les Rothschild ont financé la Banque J.P. Morgan & Co., la Banque Kuhn Loeb & Co., John D. Rockefellers Standard Oil Co., les chemins de fer d’Edward Harriman et les aciéries –d’Andrew Carnegie. Aux environs de l’an 1900, les Rotschild ont envoyé aux Etats-Unis un de leurs agents, Paul Warburg, pour coopérer avec la Banque Kühn Loeb & Co. Jacob Schiff et Paul Warburg ont lancé une campagne visant à instaurer des « Federal Reserve Banks » (FED), instituts privés d’émission. Appuyés par les deux grands groupes financiers Rotschild et Rockefeller, ils sont parvenus à fonder une banque centrale privée ayant le droit d’émettre sa propre monnaie, moyen légal de paiement garanti à l’origine par l’Etat. L’instauration de la FED en 1913 a permis aux banquiers internationaux de raffermir leur puissance financière aux Etats-Unis. Paul Warburg a été le premier président de la FED. Le XVIe amendement de la Constitution états-unienne, qui a permis au gouvernement de prélever un impôt sur le revenu, a suivi la fondation de la FED. Telle était la conséquence du fait que le gouvernement ne pouvait plus émettre sa propre monnaie. Ainsi, les banquiers internationaux faisaient indirectement main basse sur le patrimoine privé des citoyens états-uniens. A l’époque, les plus importants actionnaires de la FED étaient :
1. Les banques Rothschild de Paris et de Londres
2. La Banque Lazard frères de Paris
3. La Banque Israel Moses Seif en Italie
4. La Banque Warburg à Amsterdam et à Hambourg
5. La Banque Lehmann à New York
6. La Banque Kuhn Loeb & Co. à New York
7. La Banque Rockefeller Chase Manhatten à New York
8. La Banque Goldman Sachs à New York.
Après la Première Guerre mondiale, les réserves d’or mondiales ont été accumulées dans cette banque privée qu’était la FED, de sorte que de nombreuses banques centrales n’ont plus pu maintenir l’étalon-or et que leur pays a sombré dans la déflation – la première crise économique mondiale. Même pendant la Guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des pays en guerre qu’ils paient les armements livrés en or. Après la fin de la guerre, l’or de l’Allemagne a dû aussi être cédé comme butin de guerre. A elles seules, plus de 30 000 tonnes d’or du monde se sont ainsi accumulées aux Etats-Unis. Cet or a servi de couverture au dollar. Toutefois, comme une grande partie des dollars étaient détenus dans les banques centrales étrangères comme réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu imprimer et dépenser davantage de dollars qu’ils n’avaient d’or. En effet, les autres pays avaient besoin de dollars pour acheter des matières premières, traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu de plus en plus une des réserves monétaires principales des banques centrales étrangères. Le règne du dollar dans le monde avait commencé. En 1971, Richard Nixon (37e président des Etats-Unis de 1969 à 1974) a résilié l’obligation de convertir le dollar en or (l’étalon de change-or) et, simultanément, la garantie de l’Etat à propos du dollar. Depuis lors, le billet vert n’est couvert ni par l’or ni par une garantie de l’Etat ; il s’agit donc de la monnaie privée libre de la FED. Or la masse monétaire de dollars en circulation déterminée par la FED (depuis mars 2006, celle-ci ne publie plus le chiffre de la masse monétaire M3) est devenue un problème insoluble : pendant que la masse mondiale de biens quadruplait au cours des 30 dernières années, la masse monétaire s’est multipliée par quarante. Comment fonctionne cette banque privée qui a le droit d’imprimer des dollars ? La FED produit des dollars. Ceux-ci sont prêtés au gouvernement des Etats-Unis contre des obligations qui servent de « sûretés » à la FED. Les banques de la FED qui détiennent ces titres perçoivent des intérêts annuels. Astucieux, n’est-il pas vrai ? Dès 1992, les obligations détenues par la FED avaient une valeur de quelque 5 trillions de dollars, et les intérêts payés par les contribuables états-uniens augmentent constamment. La FED s’est appropriée ce patrimoine incroyable en prêtant de l’argent au gouvernement états-unien et en encaissant alors des intérêts. La contre-valeur : du papier de couleur, nommé dollar. Répétons-le : le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel (« Executive 0rder 11110 »). Peu après, il a été assassiné, probablement par son propre service de renseignement. Le premier acte de son successeur, Lyndon B. Johnson, a été d’annuler le décret de son prédécesseur dès son retour de Dallas à Washington, dans l’avion présidentiel. Et aujourd’hui ? Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d’assurer leur gigantesque source de revenu qu’est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l’euro, tels l’Irak, l’Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l’augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme « réserves monétaires ». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma–tières premières et autres valeurs au monde.
Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen, juillet-août 2007.
Posté le 01.12.2007 par economiedroit
Stratégie de niche
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En marketing une stratégie de niche consiste pour une entreprise à déployer ses efforts, tant de conception, de production que de distribution et promotion, non pas vers un marché de masse déjà occupé par des compétiteurs importants, mais vers une gamme de produits ou services et un segment de clientèle particuliers.
Le domaine d'action commerciale ainsi ciblé s'appelle une niche de marché.
Le but est d'occuper une importante part de marché dans ce domaine plus étroit, voire une certaine exclusivité, et d'obtenir des marges bénéficiaires plus avantageuses par la possibilté de prix de vente supérieurs à ceux des produits courants.