Publié le 15/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Révision cours d'Economie générale
Avec lien par thème
http://www.cultureco.com/blog/blog/thonon74/cours_deconomie_generale
Il s'agit de Thonon:
résumé de la page de garde et de ses ressources sur ce blog:
Les déséquilibres sociaux et économiques dans les pays développés
thonon74 | 13 Mai, 2006 12:13
L'inflation
Le chomage
Les déséquilibres sociaux
(Suite)
Croissance et fluctuations dans les pays développés
thonon74 | 13 Mai, 2006 01:10
La Croissance économique
Les fluctuations dans la croissance
(Suite)
L'Union Européenne
thonon74 | 13 Mai, 2006 00:59
L'unification du marché européen
Du SME à l'UEM
(Suite)
L'Hétérogénéité de l'économie mondiale
thonon74 | 12 Mai, 2006 12:47
Une économie mondiale
Les pays en développement
(Suite)
Les paiements internationaux
thonon74 | 11 Mai, 2006 22:55
Le change
Le Système monétaire International
Les marchés financiers internationaux
(Suite)
L'organisation des échanges internationaux
thonon74 | 11 Mai, 2006 22:40
Le GATT
L'OMC
(Suite)
Le financement de l'économie
thonon74 | 11 Mai, 2006 22:14
Les fonctions de la monnaie
Les formes de la monnaie
La création monétaire
La masse monétaire
(Suite)
Le système productif
thonon74 | 11 Mai, 2006 21:49
Classification des entreprises
La concentration des entreprises
L'internationalisation des entreprises
(Suite)
Facteurs de production : travail et capital
thonon74 | 11 Mai, 2006 21:28
Le Travail
Le capital
(Suite)
Les politiques de change
thonon74 | 20 Février, 2006 22:03
Les explications de la variation des taux de change
Le marché des changes
Objectifs d'une politique de change
Les moyens des politiques de change
(Suite)
Historique des systèmes de change
thonon74 | 20 Février, 2006 21:25
Le change
Le taux de change
Les régimes de change
Le Système Monnétaire International
(Suite)
L'organisation des echanges internationaux
thonon74 | 20 Février, 2006 09:51
Définition d'une contrainte extérieure
Ventilation des echanges internationaux
Géographie du commerce mondial
Institutions consacrées au commerce mondial
Buts de l'OMC
(Suite)
Les Echanges internationaux de biens et services ( B et S ) : balance des paiements
thonon74 | 20 Février, 2006 09:03
Balance des paiements
Compte de transaction courante
Compte de capital
Compte financier
(Suite)
Fondements des echanges internationaux
thonon74 | 20 Février, 2006 08:56
Théorie du libre échange
Cycle de vie du métier
Couts d'ajustement du libre échange
Protectionnisme
Cout du protectionnisme
(Suite)
La Régulation
thonon74 | 17 Février, 2006 21:20
Regulation des prix par le Marché ( role, condition, limite )
Regulation par l'Etat ( differentes politiques )
(Suite)
L'Epargne
thonon74 | 17 Février, 2006 21:04
Différentes Epargnes
Determinants de l'Epargne
Le role de l'Epargne
Relation Epargne / Investissement
(Suite)
La Consommation
thonon74 | 17 Février, 2006 20:42
Différentes consommations
Pensées de Keynes, Friedman, Brown et Modigliani
Déterminants de la consommation
(Suite)
La Répartition
thonon74 | 15 Février, 2006 14:25
Répartition primaire
Formes de redistribution
Revenus primaires
(Suite)
Le Progrès Technique ( PT )
thonon74 | 15 Février, 2006 14:20
Définition du progrès technique
Les Nouvelles Technologies d’Information et de Communication
Evolution du Système productif
(Suite)
La Production
thonon74 | 15 Février, 2006 14:14
Les différentes productions
Définition et caractéristiques du travail
Productivité du travail
(Suite)
Les Instruments de l'analyse économique
thonon74 | 15 Février, 2006 14:11
Les indicateurs de l'économie
(Suite)
Le Circuit économique comme Méthode d'Analyse
thonon74 | 15 Février, 2006 10:39
Microéconomie - Macroéconomie
Grandes fonctions économiques
Acteurs économiques
Les différents marchés
(Suite)
L'Economie et son domaine
thonon74 | 15 Février, 2006 10:26
Définition de la science économique
Principaux courants de pensée économique
Schéma du circuit économique
Publié le 15/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Publié le 15/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Voici les épreuves qui ont été ajoutées aujourd'hui, lien direct en sites préférés
:: Epreuve 1998
:: Correction 1998
:: Epreuve 1999
:: correction 1999
:: Epreuve IG 1999
:: Correction IG 1999
:: Sujet Nouvelle Calédonie sans correction 1999
:: Epreuve Nouvelle Calédonie 2000
:: Correction nouvelle Calédonie 2000
:: Epreuve Métropole G1 2002
Une bonne préparation à un examen passe par le traitement des épreuves qui sont tombées les années précédentes...
Publié le 15/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Méthodologie pour réviser l’Economie et le Droit
1)Il faut faire des fiches, une par chapitre
1)Ensuite porter le titre du chapitre
3)Développer la problématique du chapitre. Quel est le problème abordé par le chapitre? Quelles sont les solutions qu’il propose?
4)Ensuite établir les mots clés du chapitre, et bien sûr connaître leurs définitions élargies car en seconde année, on maîtrise la synthèse du mot clé et ses transversalités. On note aussi le DS du chapitre et les éléments pour le traiter
5) il faut faire aussi une fiche par thème important EX: les TIC, les NTIC
Ceci doit être fait sur la première année et sur la seconde, en Economie Générale, d’Entreprise et en Droit.
Choisir des fiches cartonnées de taille moyenne.
Une fiche doit être concise. Elle est le maillon entre le savoir et votre mémoire.
Publié le 12/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Les Technologies de l'information et de la communication
Les expressions technologies de l'information et de la communication (TIC), nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) ou encore information technologies (IT) désignent tout ce qui relève des techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement l'informatique, l'Internet et les télécommunications. TICE est le sigle de Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education.
Ce sigle recouvre les projets et les actions visant à introduire les nouvelles technologies dans le cadre de l'enseignement (TICE=TIC+Education)
Par extension, elles désignent aussi le secteur d'activité économique de technologies de l'information et de la communication.
Le concept de « technologies de l'information et de la communication » présente deux caractéristiques typiques des notions nouvelles : s'il est fréquemment évoqué dans les débats contemporains, sa définition sémantique reste floue. On peut d'ailleurs observer que dans cette expression le terme technologie, qui en toute rigueur signifie discours sur la technique, est utilisé à la place de technique qui serait à la fois plus simple et plus exact.
Ce concept est à rapprocher de celui de société de l'information.
Les sigles anglais correspondant sont IT (pour Information Technology) et NICT (pour New Information and Communication Technology/Technologies).
Les technologies
Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler de l'information et particulièrement les ordinateurs, programmes et réseaux nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la transmettre et la retrouver.
On peut regrouper les TIC par secteurs suivants :
L'équipement informatique, serveurs, matériel informatique ;
La microélectronique et les composants ;
Les télécommunications et les réseaux informatiques ;
Le multimédia ;
Les services informatiques et les logiciels ;
Le commerce électronique et les médias électroniques.
Les premiers pas vers une société de l'information furent entamés lors de l'invention du télégraphe électrique, du téléphone fixe, de la radiotéléphonie et, enfin, de la télévision. L'Internet, la télécommunication mobile et le GPS peuvent être considérés comme des NTIC. Le rapprochement entre l'informatique et les télécoms date de la dernière décennie du XXe siècle ; les appareils miniaturisés « multifonctions » sont sur le marché en 2005-6 (suivi de programmes télévisuels sur téléphone portable).
L’investissement dans les TIC serait l’un des principaux moteurs de compétitivité des entreprises. En effet, selon des études de l'OCDE, les TIC serait un facteur important de croissance économique aux États-Unis.
au niveau du système d'information :
Hausse de la productivité du travail pour la saisie de l'information, donc baisse des coûts. Délocalisation de la production (ex : centre d'appels). Meilleure connaissance de l'environnement, réactivité plus forte face à cet environnement, amélioration de l'efficacité de la prise de décision permise par une veille stratégique plus performante.
au niveau de la structure de l'entreprise et de la gestion du personnel :
Organisation moins hiérarchisée, partage d'information. Meilleure gestion des ressources humaines (recrutement, gestion des carrières plus facile).
au niveau commercial :
Nouveau circuit de production grâce à l'extension du marché potentiel (commerce électronique). Une baisse des coûts d'approvisionnement. Développement des innovations en matière de services et réponses aux besoins des consommateurs. Amélioration de l'image de marque de l'entreprise (entreprise innovante).
Problèmes de rentabilité :
Coût du matériel du logiciel, de la maintenance et du renouvellement.
Il est fréquent de voir apparaître un suréquipement par rapport aux besoins et donc une sous-utilisation des logiciels.
Coût de la formation du personnel, de sa résistance aux changements.
Coût généré par la modification des structures, par la réorganisation du travail, par la surabondance des informations.
Coût dû au rythme soutenu des innovations (18 mois) alors que la durée minimale d'amortissement est de 5 à 7 ans.
Rentabilité difficilement quantifiable.
D'autres investissements peuvent être tout aussi bénéfiques :
Recherche et développement
Formation du personnel
Formations commerciales, organisationnelles, logistiques.
La mondialisation des NTIC, tout en permettant un accès banalisé, 24h/24, depuis n'importe quel point du globe, à un ensemble de ressources (données, puissance informatique), entraîne aussi des effets pervers en termes de sécurité et d'éthique aggravés par l'internationalisation des règlementations : "fun", chantage, escroquerie, subversion, etc. À l'heure actuelle, on peut affirmer qu'aucune « gouvernance mondiale » n'est parvenue à une surveillance ou à imposer un respect de règles « minimales réputées communes ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/NTIC
Publié le 12/03/2008 à 12:00 par economiedroit
LA CONCURRENCE ECONOMIQUE
Depuis Montesquieu et Adam Smith, la concurrence est un concept fondamental de la tradition libérale . Elle favorise la liberté individuelle et donne non seulement le droit mais aussi la possibilité matérielle aux agents économiques de pouvoir faire des choix. Elle favorise l’adaptation permanente entre offre et demande, l'efficience économique et l’innovation.
A partir de la fin du 19° siècle, les économistes les plus influents des pays à économie de marché[4] ne vont plus voir la concurrence comme dépendante d'un état de nature mais comme s'inscrivant dans le cadre de ce que Jacques Rueff[5] appelle un marché institutionnel fait de normes juridiques dépendantes de théories économiques (lois et économie) que des organismes quasi-judiciaires de contrôle sont chargés de faire respecter dans le cadre de politiques de la concurrence.
Trés bon article de transversalité sur Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Concurrence
Publié le 12/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Droit de la concurrence
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le droit de la concurrence regroupe l'ensemble des dispositions législatives et réglementaires visant à garantir le respect du principe de la liberté du commerce et de l'industrie. Cette branche du droit est l'un des fondements du droit communautaire. Il est connu sous l'expression de droit antitrust dans le monde anglo-saxon.
Fondements théoriques
«La concurrence apparaît de plus en plus comme une forme d’organisation et non plus comme un état naturel, spontané, normal.»
A défaut de pouvoir décréter la concurrence, le rôle du droit de la concurrence est souvent d’obliger les entreprises à se faire concurrence, ou à la subir. La protection des concurrents n’est pas le souci premier du droit de la concurrence; ce qui le préoccupe, en principe, c’est le fonctionnement macro-économique du marché et notamment la recherche de l’efficience économique. L'efficience économique est entendue comme «la plus grande satisfaction du consommateur par les producteurs compte tenu de la rareté des ressources globales de la collectivité ».
En pratique, et en fonction de la pondération des politiques de concurrence, les règles de droit de la concurrence et plus largement du droit économique ont vocation, concomitamment ou alternativement à :
autoriser, voir stimuler la concurrence entre les entreprises garantissant :
l’accès au marché ;
la transparence du marché ;
protéger la concurrence existante en sanctionnant
la concurrence déloyale ;
les pratiques élusives de concurrence ;
limiter ou interdir la concurrence dans certains cas :
en autorisant certaines entités à échapper à l’application du droit de la concurrence (but exclusivement social, prérogatives de puissance publique…);
en concédant provisoirement certains monopoles pour encourager la recherche (propriété intellectuelle des brevets).
Aux Etats-Unis
Le droit de la concurrence est apparu aux Etats-Unis avec le Sherman antitrust act de 1890, codifié aux paragraphes 1 à 7 de l'article 15 de l'United States Code (U.S.C.) et le Clayton Antitrust Act codifié aux articles 15 U.S.C. (§ 12-27) et 29 U.S.C. (§ 52-53).
En Union européenne
La libre concurrence est l'une des obligations imposée aux Etats-membres par l'article 3 du Traité de Rome : "l'action de la Communauté comporte [...] l'établissement d'un régime assurant que la concurrence n'est pas faussée dans le marché commun".
Les articles 81 à 89 du Traité instituant la Communauté européenne demeurés inchangés depuis le Traité de Rome du 25 mars 1957 (articles 85 à 94 de la version initiale).
La Commission européenne assure l'application de ce régime, elle est dotée notamment de pouvoirs d'investigation et de sanction à cet effet.
En France
Le droit français de la concurrence a été instauré par l'ordonnance du 1er décembre 1986. "Les prix des biens, produits et services relevant antérieurement de ladite ordonnance sont librement déterminés par le jeu de la concurrence". L'ordonnance a institué le Conseil de la concurrence. Ses dispositions ont été codifiées dans le livre IV (articles 410-1 à 470-8) du Code de commerce.
En matière de pratiques anticoncurrentielles, le Conseil de la concurrence prend des décisions, et le cas échéant, prononce des sanctions, susceptibles de recours devant la Cour d'appel de Paris et la Cour de cassation.
En matière de concentrations, le Ministre chargé de l'économie décide seul ou après avis du Conseil de la concurrence. Un recours contre ses décisions peut être déposé devant le Conseil d'État.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est l'autorité chargée des enquêtes de concurrence, effectuées au nom du Ministre ou sur demande du Conseil de la concurrence. Elle instruit de plus les dossiers de contrôle des concentrations.
Typologie des incriminations et prescriptions du droit de la concurrence
Le droit de la concurrence prévoit un certain nombre d'incriminations et de prescriptions.
On distingue traditionnellement :
la surveillance des structures qui consiste à contrôler, avant leur réalisation, les fusions d'entreprises, c’est-à-dire leur concentration. L'autorité de concurrence compétente est appelée à analyser les effets sur le marché des projets de fusion entre entreprises concurrentes.
La surveillance des comportements par l'identification des différentes pratiques anticoncurrentielles:
Les ententes illicites entre entreprises, terme générique désignant les accords entre entreprises, les décisions d'associations d'entreprises, les pratiques concertées etc.
Les situations de domination et de dépendance, notamment les abus de position dominante .
La concurrence déloyale entre entreprises n'est pas une incrimination de droit de la concurrence dans la mesure où elle ne sanctionne pas le comportement d'une entreprise sur le marché mais le manquement d'une entreprise à une concurrence loyale envers une autre entreprise. Elle appartient au droit de la responsabilité délictuelle et se résout en dommages et intérêts.
Sanction du droit de la concurrence
Sanctions pécuniaires :
Amendes imposées par les autorités de concurrence
Dommages et intérêts : les victimes de pratiques anticoncurrentielles peuvent également introduire une action en Responsabilité civile.
La nullité des conventions (contrats) ou de certaines dispositions de celles-ci,
Le démantèlement antitrust en droit américain notamment
Autorités de concurrence
L’application du droit de la concurrence est assurée par les autorités de concurrence. Les fonctions de ces dernières sont assumées conjointement ou alternativement par un juge, des autorités politiques ou des institutions indépendantes, dont certaines peuvent être des autorités de régulation sectorielle. Les recours formés contre ces décisions sont déférés devant un juge du second degré.
En France, depuis le Réglement communautaire 1/2003, le juge judiciaire, ainsi que le Conseil de la Concurrence sont compétents pour appliquer directement le droit communautaire de la concurrence.
En droit international
La politique de la concurrence est l'un des nouveaux axes de travail de l'OMC (Conférence de Singapour en 1996). Les discussions sur ce point sont actuellement au point mort. Voir le site de l'organisation
Les ententes illicites
http://fr.wikipedia.org/wiki/Entente_illicite
Abus de position dominante
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abus_de_position_dominante
Droit français de la concurrence
http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_fran%C3%A7ais_de_la_concurrence
Monopole
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monopole
Oligopole
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oligopole
Publié le 12/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Ce que signifie, concrètement, "la BCE a injecté des liquidités"
Par Pascal Riché (Rue89) 23H34 13/08/2007
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir injecté de nouveau 47,66 milliards d'euros, pour détendre un peu l'atmosphère sur les marchés financiers. La semaine dernière, elle avait déjà introduit dans les circuits bancaires 156 milliards d'euros... Les milliards volent, mais que représentent-ils? Que signifie, concrètement, "injecter des liquidités"?
Pour comprendre, il faut revenir aux principes de base de la politique monétaire. Ce qui suit se veut éclairant, mais je vous préviens, ce n'est pas toujours très facile.
Pour commencer, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les banques centrales qui créent de la monnaie. Ce sont principalement les banques commerciales. Lorsque ces dernières font un prêt, ce prêt atterrit sur un compte de dépôt: c'est de la monnaie.
Pour éviter que le crédit (et donc la création de monnaie) ne s'emballe, il faut que la Banque centrale puisse s'immiscer d'une façon ou d'une autre dans la relation entre les banques et les emprunteurs. Elle le fait à travers un instrument qu'on appelle les "réserves obligatoires".
Le rôle des réserves
Quand le Crédit Agricole accorde un crédit de 100000 euros à un client, le niveau des dépôts augmente de 100000 euros. Si le taux de réserves obligatoires est de 2%, la banque doit alors conserver, sur un compte BCE peu rémunéré, 2% de ces nouveaux dépôts, soit 2000 euros.
L'ensemble des "réserves" des banques, augmentées des pièces et des billets, est appelé la "base" monétaire. Ou encore, M0 (M zéro).
Si une banque n'a pas suffisamment de réserves pour exercer son activité de crédit comme elle le veut, que peut-elle faire? Elle va chercher une autre banque qui, elle, dispose de plus de réserves qu'elle n'en a besoin. Elle va emprunter à cette autre banque les réserves dont elle a besoin, en échange d'une rémunération. Chacun y gagne: la première pourra faire son prêt, la seconde est ravie de pouvoir prêter des réserves qui, sinon, ne lui rapporteraient rien.
Le marché interbancaire
Ces échanges sont organisés sur un marché, le marché monétaire "interbancaire". Sur ce marché s'échangent chaque jour de très grosses sommes, des prêts à court terme: un jour, une semaine, un mois.
Comme sur tout marché, l'offre et la demande se chargent de fixer le prix de la denrée qui y est échangée: si la demande d'argent à court terme (ou "liquidités") est forte, alors les taux d'intérêt grimpent.
Si les banques se mettent à accorder toutes des crédits, alors elles font face à une pénurie de "réserves". Conséquence: les taux d'intérêts menacent de s'envoler sur le marché interbancaire. Le risque, c'est qu'ensuite les banques répercutent cette hausse sur leurs clients, et que tout cela ne finisse par freiner la croissance.
La Banque centrale peut éviter ce scénario, car elle est dans une situation unique: elle a le monopole de la création de la denrée qui est échangée sur le marché interbancaire. Les banques peuvent en effet toujours se tourner vers elle pour emprunter les fameuses réserves.
Si la banque centrale veut faire baisser les taux d'intérêts et pousser les banques à accorder davantage de crédits à leurs clients, elle peut donc leur prêter plus de réserves. C'est ce qu'on appelle, dans la presse, "injecter des liquidités".
Les fameux "appels d'offre"
Comment l'opération a-t-elle lieu? La BCE procède à des "appels d'offre" sur le marché interbancaire. Elle a proposé ainsi lundi de l'argent, sur un jour, au taux minimum de 4% (le "taux de refinancement" , qui est son principal "taux directeur"). Les banques répondent à cette offre en proposant des taux supérieurs à 4%, afin d'être certaines d'obtenir les liquidités dont elles ont besoin. La BCE examine le niveau de la demande, les taux proposés par les banques, et elle fixe alors un taux au-delà duquel les les "offres" sont servies.
Les liquidités sont alors distribuées. Un peu comme au Mont-de piété, la Banque centrale prend en gage (on dit "en pension") des titres (bons du trésor, etc.).
Ces appels d'offre, en période normale, ont lieu toutes les semaines. Mais en cas de désordres financiers, la BCE procède à des "appels d'offre rapides" pour injecter ou retirer des liquidités. Dans ce cas, ce sont des opérations à très court terme: des prêts d'un jour.
Si la BCE intervient aujourd'hui massivement, c'est pour contrecarrer la méfiance qui s'est instaurée sur le marché interbancaire. Que se passe-t-il? Les banques hésitent à se prêter mutuellement leurs liquidités, car elles craignent que certaines d'entre elles aient massivement investi dans l'immobilier américain, et se retrouvent piégées par la crise actuelle des "subprimes".
Numéro d'équilibriste
Alors vous me direz, quelles conséquences tout cela a-t-il avec la vie réelle?
Elles sont énormes. Si la Banque centrale surestime la crise et facilite une création monétaire trop importante, cela risque de déboucher sur l'inflation (je n'y crois pas du tout, mais bon). Si au contraire elle se montre trop timide dans son action, si elle ne parvient pas à dégripper le marché interbancaire, alors les taux d'intérêt se tendent, les crédits se tarissent, avec le risque de casser la croissance.
La Banque centrale tente de résoudre cette équation, ce qui se traduit par un numéro d'équilibriste: d'un côté elle inonde le marché interbancaire (et elle a raison de le faire), de l'autre elle annonce qu'elle augmentera son taux d'intérêt directeur en septembre, pour contrecarrer l'inflation... Ce grand écart commence à lui valoir des critiques. Ainsi, dans une interview au Monde , Thierry Breton, ancien ministre des Finances, aujourd'hui prof à Harvard, se demande si elle n'est pas en train de devenir "prisonnière de sa stratégie de hausse des taux, à contre courant d'un renversement de cycle économique qui pourrait bien intervenir plus tôt que prévu, en 2008"...
Les décisions des Banques centrales, dans ces périodes de crises financières, sont capitales. En 1929, la Réserve fédérale américaine avait très mal réagi, choisissant de restreindre le crédit: le krach s'était transformé en crise économique majeure. En 1987, face à un krach boursier plus vertigineux encore, la FED et les autres banques centrales avaient fait l'inverse, ouvrant hardiment les vannes du crédit: l'économie n'avait pas été affectée. Et qui se souvient aujourd'hui du krach de 1987, surnommé à l'époque avec angoisse "le jour le plus bas"?
http://www.rue89.com/mon-oeil/ce-que-signifie-concretement-la-bce-a-injecte-des-liquidites
Publié le 03/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Ne pas oublier de venir demain 4 mars 2008 avec son numéro d'anonymat.
Sur la copie, on ne marque que le numéro d'anonymat, pas son nom ni la classe.
On ne marque que le nom de l'épreuve.
Demander aux étudiantes intéressées, si on ne le possède pas!
IMPORTANT
Publié le 02/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Vendredi 7 mars reprise des cours aux heures habituelles.
Economiedroit