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Microsoft s'imposerait comme le géant du Web

Publié le 02/02/2008 à 12:00 par economiedroit
 Microsoft s'imposerait comme le géant du Web
En rachetant Yahoo! Microsoft s'imposerait comme le géant du Web

Actualité publiée par CommentCaMarche le vendredi 1 février 2008 à 19:15:00

(Paris - Relax news) - Microsoft a offert ce vendredi de racheter le groupe Internet Yahoo! pour un montant de 44,6 milliards de dollars (30 milliards d'euros). Le portail américain a immédiatement réagi en déclarant que cette offre serait étudiée "soigneusement et rapidement". Si l'opération est conclue, le géant de l'informatique pourrait rivaliser sérieusement avec l'ogre de la Toile, Google, voire même le dépasser en termes d'audience.

L'éventuelle absorption de Yahoo! par Microsoft ne serait pas une première sur le marché de l'Internet. En 2005, le groupe de Rupert Murdoch, News Corp., s'emparait du réseau social en ligne MySpace pour 600 millions de dollars. La même année, le spécialiste des enchères en ligne eBay rachetait Skype, leader mondial de la téléphonie via Internet, pour un montant de 4 milliards d'euros.

Fin 2006, le moteur de recherche Google investissait dans un marché encore plus juteux, celui de la vidéo en ligne. Le géant du Web déboursait 1,65 milliards de dollars pour avaler le site de partage de vidéos, YouTube. Une opération qui a permis à la société de Mountain View de conforter son avance sur l'audience sur Internet, et par conséquence de s'assurer une rentrée financière considérable grâce à la publicité en ligne.

En rachetant Yahoo!, l'éditeur de logiciels Microsoft cherche avant tout à se renforcer sur le secteur Internet. S'il n'arrive qu'au deuxième rang mondial pour la recherche en ligne, loin derrière Google, Yahoo! parvient à faire jeu égal avec Google en matière d'audience. 500 millions d'internautes consultent le portail Yahoo! et ses différentes déclinaisons régionales.

En France, l'audience sur Internet est dominée par les sites de Google (20,1 millions de visiteurs uniques en décembre), mais Microsoft suit de près avec 18,1 millions de visites sur ses différents portails (MSN, Live Search, etc.). Grâce aux 11,3 millions de visiteurs sur Yahoo!, Microsoft passerait donc en tête en France, mais aussi sur la plupart des marchés étrangers.

L'opération permettrait également à la firme de Bill Gates de mettre la main sur quelques sites phares du Web, comme le site de partage de photos FlickR, ou encore le service de Questions/Réponses.



Bush juge « inquiétant » l'état de l'économie américaine

Publié le 02/02/2008 à 12:00 par economiedroit


Bush juge « inquiétant » l'état de l'économie américaine

AFP
M. M.
01/02/2008 |

Des emplois perdus (17 000 en janvier), ce sont des revenus en moins : la consommation risque d'en pâtir.
La première économie mondiale a perdu des emplois le mois dernier.
Les Etats-Unis ont perdu des emplois en janvier, une première depuis plus de quatre ans. Un signe «inquiétant», a reconnu hier le président Bush qui a ajouté que «l'Etat doit faire quelque chose».

Le chiffre 17 000 postes supprimés sera probablement révisé le mois prochain, comme le furent hier les créations d'emplois annoncées en décembre (il y a eu 82 000 embauches au lieu des 18 000 initialement publiées) et en novembre (les créations ont été abaissées de 115 000 à 60 000). Mais le chiffre de janvier a surpris les économistes, puisqu'aucun des 80 spécialistes sondés par l'agence Bloomberg n'attendait une baisse. Il a confirmé les inquiétudes de ceux qui annoncent une récession américaine. Et il a conforté la politique menée par Ben Bernanke, le président de la Banque centrale, qui vient de réduire de 125 points de base en huit jours le prix de l'argent aux États-Unis, du jamais-vu dans l'histoire récente de la Fed.

Le mouvement de baisse des taux n'est certainement pas achevé : hier les marchés pariaient à 82 % sur un nouveau geste de la Fed lors de sa réunion du 18 mars prochain, contre seulement 68 % avant la publication des statistiques du chômage.


Inciter à la dépense

Des emplois perdus, ce sont des revenus en moins. La consommation qui représente environ 70 % de la croissance américaine, risque d'en pâtir. Pour les économistes, la baisse des taux d'intérêt a le mérite de décourager l'épargne, et donc d'inciter à la dépense. Une fois de plus, le secteur du bâtiment a particulièrement souffert le mois dernier, avec 27 000 postes supprimés, soit 284 000 depuis le sommet atteint en septembre 2006. En décembre encore, les dépenses de construction ont reculé de 1,1 %. Sur l'ensemble de l'année, les investissements dans l'immobilier résidentiel ont chuté de 18,3 %, du jamais-vu depuis 1993. Le niveau élevé des stocks n'augure pas d'un rebond de l'activité dans ce secteur cette année.

La seule bonne surprise est venue hier de l'activité industrielle. Elle a renoué avec une croissance lente en janvier.

Refus de réduire les taux d'intérêt dans la zone euro.

Publié le 01/02/2008 à 12:00 par economiedroit
Refus de réduire les taux d'intérêt dans la zone euro.
Détail du billet de un dollar...

A la une
24/01/08 10:30 ( Source: Voir copyright)

( Il semblerait que le seul souci de la BCE soit la lutte contre l'inflation. Comment se fait-il que ce problème n'en soit pas un pour la FED? Quelle est la grande différence entre l'Euro et le dollar? )


10:30 - Salve de critiques françaises contre la BCE

Tant l'opposition, le monde syndical que le gouvernement dénoncent l'intransigeance de l'institution financière et son refus de réduire les taux d'intérêt dans la zone euro.

Pendant que la crise financière s'aggrave, c'est à un tir nourri de critiques que la Banque centrale européenne (BCE) doit faire face depuis la France. Jean-Claude Trichet, son président, a une nouvelle fois laissé entendre hier au Parlement européen qu'une baisse des taux n'était pas à l'ordre du jour, provoquant une rechute des Bourses européennes.

Dans une interview publiée ce matin dans le Financial Times, le Premier ministre François Fillon a salué la "réactivité" de la Réserve fédérale américaine face à la crise boursière. "La BCE a les mêmes inquiétudes que la Fed et voudra sans doute agir de façon efficace", a-t-il déclaré tout en réaffirmant prudemment son respect pour l'indépendance de l'institution de Francfort.

Plus direct, le ministre du Budget Eric Woerth a estimé que ne pas agir sur les taux n'était "pas bon pour l'économie". "Il faut bien regarder que cette crise financière ne débouche pas en crise économique, d'où la nécessité des banques centrales d'avoir une vision aussi économique et pas uniquement financière".

Les tirs fusent également depuis l'opposition ou le monde syndical. "SLaurent Fabius, ancien ministre socialiste des Finances, a accusé hier le président de la BCE d'avoir une attitude "irresponsable", en refusant d'abaisser ses taux. i la BCE continue la politique qu'elle fait, la crise financière américaine deviendra une crise financière européenne et ce sera la BCE qui en sera responsable", a-t-il martelé sur la chaîne de télévision i-Télé. "La BCE est indépendante, mais elle n'est pas irresponsable. On va avoir affaire à des irresponsables bientôt, c'est un comportement complètement négatif. Je demande à la BCE d'être pragmatique et de se comporter avec autant de bon sens que la Réserve fédérale américaine qui a pris une mesure juste"
Côté syndical, c'est Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, qui est monté au créneau. "Le rôle mené par la BCE est incompréhensible, il faudrait que la BCE sorte un peu de son bunker et regarde la vie. Ils ont une seule obsession, l'inflation. Ce qui inquiète aujourd'hui, c'est les revendications salariales dans toute l'Europe, c'est la chose qu'ils veulent combattre, c'est inacceptable".

De son côté, Jean-Claude Trichet a annulé une rencontre prévue demain à Davos avec la presse. Le président de la BCE doit néanmoins participer cet après-midi à un débat public sur le thème des risques financiers systémiques, au côté notamment du secrétaire américain adjoint au Trésor, Robert Kimmitt. Un sujet d'actualité le jour où la Société Générale a annoncé une fraude au sein de son activité de courtage de 4,9 milliards d'euros et 2 milliards d'euros de dépréciation liées au subprime.

Source latribune.fr Copyright 2005 La Tribune

Microsoft lance une OPA sur Yahoo à 44,6 milliards de dollars

Publié le 01/02/2008 à 12:00 par economiedroit
Microsoft lance une OPA sur Yahoo à 44,6 milliards de dollars
la une
01/02/08 13:39 ( Source: Voir copyright)

( Quelle est la stratégie de Microsoft? Pourquoi et comment?...)

( Comment s'appelle ce phénomène? )


13:39 - Microsoft lance une OPA sur Yahoo à 44,6 milliards de dollars

Le géant américain de l'informatique Microsoft vient d'annoncer une offre de rachat du moteur de recherche Yahoo pour 44,6 milliards de dollars (29,6 milliards d'euros). Une offre aussitôt rejetée par Yahoo dont l'action bondissait pourtant de plus de 50% avant l'ouverture de la Bourse de New York.

Microsoft, le numéro un mondial des logiciels, est prêt à s'offrir Yahoo. Il vient de présenter ce vendredi une offre de rachat sur Yahoo. Et pour cela, il propose 31 dollars par action, soit une prime de près de 62% sur le cours de clôture de l'action Yahoo jeudi (19,18 dollars). Un prix qui valorise la cible à 44,6 milliards de dollars en titres et en cash.

Dans un communiqué, la firme de Bill Gates se dit prête à coopérer "étroitement" avec la direction et le conseil d'administration de Yahoo. Ce dernier a pourtant aussitôt annoncé qu'il refusait cette offre. Dans le même temps, son action bondissait de plus de 53% en avant-Bourse à 29 dollars.

Microsoft prévoit 1 milliard de dollars de synergies annuelles. Le groupe justifie son offre par l'évolution du marché de la publicité sur Internet et fait référence à la position dominante de Google: "Aujourd'hui, ce marché est de plus en plus dominé par un acteur. Ensemble, Microsoft et Yahoo peuvent offrir un choix concurrentiel tout en répondant mieux aux besoins des clients et des partenaires".

Cette annonce surprise intervient deux jours après la publication des résultats du quatrième trimestre 2007 de Yahoo; lesquels indiquaient un plongeon de 23% de son bénéfice net, inférieur aux attentes. Yahoo annonçait en outre se préparer à une année 2008 "ardue" en raison du ralentissement de l'activité économique et envisage d'importantes suppressions d'emplois. Sur la même période, le groupe affichait un chiffre d'affaires en hausse de 8% à 1,83 milliard de dollars. Mais en excluant les sommes reversées aux partenaires publicitaires, les ventes ressortent en hausse de 14% à 1,4 milliard de dollars, inférieures aux attentes.

Fin 2007, Yahoo employait 14.000 personnes à travers le monde, soit un quart de plus environ que fin 2006, après deux années précédentes d'expansion du personnel (+16% en 2006, +29% en 2005). Mais, face à la concurrence de Google sur le secteur des moteurs de recherche et de plates-formes de sociabilité comme Facebook, Yahoo tente de concentrer ses activités autour de trois pôles: fournisseur d'accès, ou porte d'entrée sur la Toile, pour un plus grand nombre d'internautes; meilleure part du marché des investissements publicitaires en ligne et ouverture de ses sites à des "développeurs" extérieurs.

Microsoft pense possible de finaliser le rachat au cours du deuxième semestre 2008, estimant que le projet devrait recevoir toutes les autorisations nécessaires des autorités de régulation.

Source latribune.fr Copyright 2005 La Tribune

Epreuves de Nouvelle Calédonie de 2000 à 2007

Publié le 01/02/2008 à 12:00 par economiedroit
Epreuves de Nouvelle Calédonie de 2000 à 2007
Ces épreuves qui sont tombées à Nouméa, sont en sites préférés.

2000 et 2007 n'ont pas de corrigé.

Epreuves examen

Publié le 01/02/2008 à 12:00 par economiedroit
Epreuves examen
L'épreuve d'éco-droit à l'examen est redoutable. Pour la préparer correctement il faut travailler les épreuves déja tombées les années précédentes.

Evidemment cela ne dispense pas de la méthodologie qui est exposée à la fin de vos manuels. Cette méthodologie doit être parfaitement maîtrisée! Résumé, contraction de texte, synthèse de documents, commentaire d'arrêts, consultation juridique et d'autres encore...

Une épreuve se décompose en deux parties: la première partie est axée sur la méthodologie et se décompose souvent en deux sous parties. La seconde est toujours un développement structuré. C'est un"exercice" difficile... la première partie est souvent plus "payée" que la seconde, à un ou deux points .

Les annales des années précédentes se trouvent en sites préférés. Il y a l'épreuve, l'année et ensuite sa correction

Bon travail...

Economiedroit

la concurrence

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par economiedroit
la concurrence
Droit de la concurrence

Le droit de la concurrence regroupe l'ensemble des dispositions législatives et réglementaires visant à garantir le respect du principe de la liberté du commerce et de l'industrie. Il est connu sous l'expression de droit antitrust aux Etats-Unis par référence au Sherman antitrust act de 1890.

«La concurrence apparaît de plus en plus comme une forme d’organisation et non plus comme un état naturel, spontané, normal.»

A défaut de pouvoir décréter la concurrence, le rôle du droit de la concurrence est souvent d’obliger les entreprises à se faire concurrence, ou à la subir. La protection des concurrents n’est pas le souci premier du droit de la concurrence; ce qui le préoccupe, en principe, c’est le fonctionnement macro-économique du marché et notamment la recherche de l’efficience économique. L'efficience économique est entendue comme «la plus grande satisfaction du consommateur par les producteurs compte tenu de la rareté des ressources globales de la collectivité »2

En pratique, et en fonction de la pondération des politiques de concurrence, les règles de droit de la concurrence et plus largement du droit économique ont vocation, concomitamment ou alternativement à :

autoriser, voir stimuler la concurrence entre les entreprises garantissant :

l’accès au marché ;
la transparence du marché ;

protéger la concurrence existante en sanctionnant
la concurrence déloyale ;
les pratiques élusives de concurrence ;

limiter ou interdir la concurrence dans certains cas :
en autorisant certaines entités à échapper à l’application du droit de la concurrence (but exclusivement social, prérogatives de puissance publique…);
en concédant provisoirement certains monopoles pour encourager la recherche (propriété intellectuelle des brevets).

Sommaire

1 Typologie des incriminations et prescriptions du droit de la concurrence
2 Procédure en France
3 Sanction du droit de la concurrence



I Typologie des incriminations et prescriptions du droit de la concurrence

Le droit de la concurrence prévoit un certain nombre d'incriminations et de prescriptions.
On distingue traditionnellement :

la surveillance des structures qui consiste à contrôler, avant leur réalisation, les fusions d'entreprises, c’est-à-dire leur concentration. L'autorité de concurrence compétente est appelée à analyser les effets sur le marché des projets de fusion entre entreprises concurrentes.

La surveillance des comportements par l'identification des différentes pratiques anticoncurrentielles:

Les ententes illicites entre entreprises, terme générique désignant les accords entre entreprises, les décisions d'associations d'entreprises, les pratiques concertées etc.

Les situations de domination et de dépendance, notamment les abus de position dominante .

La concurrence déloyale entre entreprises n'est pas une incrimination de droit de la concurrence dans la mesure où elle ne sanctionne pas le comportement d'une entreprise sur le marché mais le manquement d'une entreprise à une concurrence loyale envers une autre entreprise. Elle appartient au droit de la responsabilité délictuelle et se résout en dommages et intérêts.
II Procédure en France

En matière de pratiques anticoncurrentielles, le Conseil de la concurrence prend des décisions, et le cas échéant, prononce des sanctions, susceptibles de recours devant la Cour d'appel de Paris et la Cour de cassation.

En matière de concentrations, le Ministre chargé de l'économie décide seul ou après avis du Conseil de la concurrence. Un recours contre ses décisions peut être déposé devant le Conseil d'État.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est l'autorité chargée des enquêtes de concurrence, effectuées au nom du Ministre ou sur demande du Conseil de la concurrence. Elle instruit de plus les dossiers de contrôle des concentrations.

III Sanction du droit de la concurrence

Les sanctions pécuniaires
Les amendes imposées par les autorités de concurrence
Les victimes de pratiques anticoncurrentielles peuvent également introduire une action en Responsabilité civile pour se voir allouer des dommages et intérêts.
La nullité des conventions (contrats) ou de certaines dispositions de celles-ci,
Le démantèlement antitrust en droit Américain notamment

Textes de référence

En droit communautaire : les articles 81 à 89 du Traité instituant la Communauté européenne demeurés inchangés depuis le Traité de Rome du 25 mars 1957 (à l'époque, c'était les articles 85 à 94).

En droit français : le livre IV (articles 410-1 à 470-8) du Code de commerce intitulé de la liberté des prix et de la concurrence.

Aux États-Unis : le Sherman Antitrust Act codifié aux paragraphes 1 à 7 de l'article 15 de l'United States Code (U.S.C.) et le Clayton Antitrust Act codifié aux articles 15 U.S.C. (§ 12-27) et 29 U.S.C. (§ 52-53).

Autorités de concurrence
L’application du droit de la concurrence est assurée par les autorités de concurrence. Les fonctions de ces dernières sont assumées conjointement ou alternativement par un juge, des autorités politiques ou des institutions indépendantes, dont certaines peuvent être des autorités de régulation sectorielle. Les recours formés contre ces décisions sont déférés devant un juge du second degré.

En France, depuis le Réglement communautaire 1/2003, le juge judiciaire, ainsi que le Conseil de la Concurrence sont compétents pour appliquer directement le droit communautaire de la concurrence.

Wikipédia

les techniques juridiques de coopération interentreprises

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par economiedroit
les techniques juridiques de coopération interentreprises
Coopération entre entreprises

( Il y a une forte transversalité entre ce chapitre de Droit et l'éco. géné. ainsi que l'éco. d'entreprise. Mais la transversalité la plus forte est avec le commerce international. Il s'agit de bien comprendre la raison économique de tous ces outils juridiques)



Thiberge | 28 Février, 2006 12:59


Présentation des techniques juridiques de coopération interentreprises.

Les relations interentreprises se sont considérablement développées depuis un certain nombre d'années. L'exacerbation de la concurrence impose en effet aux entreprises de s'adapter très rapidement aux impératifs du marché. La multiplication des contrats commerciaux, et des contrats de coopération dans le domaine industriel ont pour objectif de permettre aux entreprises d'atteindre très rapidement un niveau de compétitivité significatif en favorisant les synergies. Les accords interentreprises permettent, par ailleurs d'atteindre beaucoup plus rapidement une masse critique permettant de réaliser des économies d'échelle. Les structures organisationnelles deviennent plus légères, plus souples, et, grâce à la conclusion d'accords ou la création de structures de coopération, les entreprises peuvent mettre en place des stratégies de qualité, développer leur capacité d'innovation ou augmenter leur productivité ainsi qu'accroître leur flexibilité. En bref, la mise en place de techniques de coopération permet d'accroître la compétitivité de l'entreprise.

Traditionnellement, on distingue deux techniques de coopération interentreprises : .

-- les accords de type contractuels.

-- les techniques sociétaires de coopération (consistant dans la mise en place de véritables structures de coopération avec ou sans création de personne morale nouvelle.).

I -- Les différentes structures de coopération.

A -- Les structures de coopération sans création de personne morale.
Il s'agit ici des prises de participation et des fusions.

- La prise de participation consiste pour une société à se rendre propriétaire d'une fraction des titres d'une autre société. Lorsque le pourcentage détenu se situe entre 10 et 50 % du capital, l'article 355 de la loi du 24 juillet 1966 parle de simple prise de participation. Lorsque ce pourcentage est supérieur à 50 % on parle alors de prise de contrôle.
La participation permet, si elle est minoritaire, d'avoir un administrateur qui siège au conseil d'administration. Si la prise de participation est, au contraire, plus importante elle permettra alors d'exercer un véritable droit de regard sur l'autre société. Si la participation est encore plus importante la société contrôlée devient filiale.
Lorsque la fraction du capital d'une société est détenue à raison de plus de 10 % par une autre société, celle-ci ne peut posséder d'actions de cette dernière -- il s'agit ici de réglementer les participations réciproques entre sociétés afin d'éviter la constitution d'un capital fictif.

- Lorsqu'une fusion se réalise sans création de personne morale nouvelle, on dit qu'il s'agit d'une fusion -- absorption. Dans ce cas, une société absorbe une autre société est intègre son patrimoine dans le sien. Nous verrons dans le détail cette technique dans le chapitre suivant.

B. -- Les structures de coopération avec création de personnes morale.

On peut retenir ici quatre techniques :
.
la technique de la Société par Actions Simplifiées ( SAS)

La technique de la constitution de filiale commune.

La technique du G. I. E. (Groupement d'Intérêt Economique).

La technique du G. E. I. E. (Groupement Européen d'Intérêt Economique).

-- La S. A. S. -- la société par action simplifiée est une société de sociétés. Il s'agit ici en quelque sorte de permettre à des sociétés de constituer entre elles une personne morale nouvelle destinée à concrétiser un accord de coopération et destinée à faciliter la mise en oeuvre de stratégies communes.

La S. A. S. comprend deux associés minimum et son capital doit être de 38110 euros ( 250000F) au moins. Le capital doit être libéré immédiatement. Contrairement aux SA classiques l'appel public à l'épargne n'est pas possible. Les statuts de la société organisent librement les modes de gestion et les pouvoirs des organes dirigeants. Il existe un président et une assemblée pour décider de l'approbation et de l'affectation des résultats.

-- La constitution d'une filiale commune (Joint venture lorsqu'il s'agit de société de nationalités différentes). Dans ce cas, deux sociétés décident de créer une filiale commune sous forme de personne morale à part entière. Le choix du statut juridique le mieux adapté est libre. Notons que la création d'une société anonyme de type classique serait assez lourde à gérer dans ce cas -- la S. A. S. est une technique plus souple.

-- Le Groupement d'Intérêt Economique (G. I. E.).
Un G. I. E. est un groupement de personnes physiques ou morales, de nature juridique originale, distincte de la société et de l'association, dont l'objet et de faciliter l'exercice de l'activité économique de ses membres par la mise en commun de certains aspects de cette activité : unités de vente, services d'importation ou d'exportation, laboratoire de recherche, etc..... Le G. I. E. dispose, bien entendu, de la personnalité juridique.
Un G. I. E. comprend 2 membres minimums -- aucun capital n'est exigé mais un contrat écrit est obligatoire avec la mention du siège, de la durée, de l'objet et de l'identification de chacun des membres.
La responsabilité des membres d'un G. I. E. est indéfinie est solidaire. Les statuts déterminent librement la participation aux bénéfices et aux pertes. Sur le plan fiscal, les GIE ne sont pas soumis à l'impôt sur les sociétés mais sont imposés comme les sociétés de personnes (imposition de chaque membre pris isolément).

Le Groupement Européen d'Intérêt Economique (G. E. I. E.).

Il s'agit d'un G. I. E. mais dont l'objectif consiste à adapter l'activité des membres au marché européen ce qui implique une coopération transnationale est une participation entre des membres de nationalités différentes.
Un G. I. E. ne peut employer plus de 500 salariés ni constituer de filiale.

II -- Les techniques contractuelles de coopération interentreprises.

A -- Dans le domaine commercial.

Les contrats les plus fréquents dans le domaine commercial sont :

Le contrat de franchise.

Le contrat de concession.

Le contrat de distribution.

Nous détaillerons tous ces contrats dans le chapitre suivant. Contentons-nous ici d'en donner les définitions.

- Le contrat de franchise se définit comme un contrat par lequel une entreprise concède à une autre entreprise indépendante, en contrepartie d'une redevance, le droit de se présenter sous sa raison sociale ou sa marque pour vendre des produits ou des services. Le contrat de franchise s'accompagne généralement d'une assistance technique.
Les contrats de franchise se sont multiplié ces dernières années -- on en trouve dans tous les domaines : hôtellerie -- restauration, prêt-à-porter, chaussures, électronique grand public, etc..

- Le contrat de concession se caractérise par un accord selon lequel le fournisseur réserve son produit un certain nombre de détaillants. Le contrat de concession est en général exclusif. Le concessionnaire est un distributeur indépendant qui s'engage envers un producteur, le concédant à ne pas recourir à des fournisseurs de produits concurrents et à respecter les limites du territoire de vente qui lui est concédé. Les accords de concession sont très nombreux dans le domaine automobile.

- Le contrat de distribution est, quant à lui, conclu entre des distributeurs indépendant et un fabricant. Lorsque le fournisseur garantit au distributeur une exclusivité géographique on parle de distribution exclusive. Lorsque le distributeur est soigneusement choisi en raison de ses compétences ou de son savoir-faire et sans garantie d'exclusivité, on parle de distribution sélective.

B. -- Les techniques de coopération dans le domaine industriel.

Dans le domaine industriel, les contrats les plus fréquents sont :

La franchise industrielle.

La sous-traitance.

Les contrats d'approvisionnement.

Les contrats de projet.

- La franchise industrielle ressemble à la franchise commerciale. Le franchisé s'engage à verser une redevance au franchiseur, lequel s'engage, en contrepartie, à lui procurer une assistance technique pour lui permettre d'exploitation d'un savoir-faire.

- La sous-traitance est une opération par laquelle un entrepreneur (donneur d'ordre) recourt à un tiers (sous-traitant) pour réaliser, sur ses ordres et spécifications, tout ou partie des biens, objets ou marchandises qu'il doit fournir ou vendre à ses propres clients.
On rencontre fréquemment des contrats de sous-traitance dans le domaine du bâtiment.

- Les contrats d'approvisionnement consistent, pour les entreprises, à aménager dans le temps leurs rapports de client à fournisseur. Ils comportent des clauses précises, par exemple l'obligation de fixer un prix pour toute la durée du contrat.

- Les contrats de projets, comme leur nom l'indique, portent sur le développement d'un projet. Il peut s'agir de contrats de transfert de technologie qui portent sur des brevets, des licences, etc. . Ce type de contrat est souvent mis en place entre des entreprises qui maîtrisent des technologies complémentaires.



P Thiberge et ses étudiants :: Blog destiné aux BTS pour les aider dans les révisions
http://www.cultureco.com/blog/blog/p_thiberge_et_ses_etudiants/droit/cooperation_entre_entreprises

Les déséquilibres dans les pays développés

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par economiedroit
Les déséquilibres dans les pays développés
(Avec ce texte on peut comprendre les mécanisme de la crise actuelle. Il faut le lire avec attention...)

Les déséquilibres économiques dans les pays développés


A. Les déséquilibres qui accompagnent la croissance

Un déséquilibre est un écart entre l'offre et la demande.

Sur le marché des biens et services, un déséquilibre entre l'offre la demande entraîne des variations de prix. L'augmentation durable des prix est qualifiée d'inflation.
Sur le marché du travail est un écart entre l'offre et la demande de travail conduit au chômage, lui-même source d'inégalités sociales.
Sur les marchés internationaux, un écart important et prolongé entre les flux entrants et sortants entraîne, pour un pays, un déséquilibre extérieur.

Ces déséquilibres économiques et sociaux se produisent dans les pays développés en période de croissance. Les pays riches produisent de plus en plus de richesses et dans le même temps génèrent précarité, pauvreté et exclusion. Ce sont des déséquilibres structurels.

Au-delà des déséquilibres économiques et sociaux, ce sont les grands équilibres terrestres qui sont rompus par l'activité humaine : la couche d'ozone, l'augmentation de l'effet de serre, les milieux naturels sont détruits... Les dégradations actuelles sont probablement irréversibles ; elles mettent en cause l'équilibre entre les générations. On parle d’externalités négatives. La protection de l'environnement nécessite une régulation économique qui limite l'autonomie des particuliers, des entreprises et des états (en 1997, signature d’un protocole à Kyoto). La protection de l'environnement est devenue un déterminant de l'évolution de l'économie mondiale (notion de développement durable).

B. inflation, désinflation, stagflation

1 -- l'inflation

Définition: L'inflation se définit comme la hausse généralisée et continue des prix. L'inflation correspond à une augmentation excessive de la masse monétaire par rapport au volume de production. Elle est mesurée officiellement par l'INSEE au moyen de l'indice des prix à la consommation (I. P. C.).

a) Les causes de l'inflation sont diverses :

 excès ponctuels de demande par rapport à l'offre, inflation par la demande : lorsque la demande est supérieure à l'offre, les entreprises augmentent leurs prix.

 excès de création monétaire, l'inflation monétaire : l'émission excessive de monnaie provoque la hausse des prix. La Banque Centrale Européenne contrôle la création de monnaie par les banques.

 augmentation des coûts de production, l’inflation par les coûts : les coûts de production augmentent plus vite que la productivité (coûts salariaux, coût de l'énergie…) ce qui incite les entreprises à augmenter le prix de vente de leurs produits.

 les causes diverses de l'inflation : une situation de monopole ou d'oligopole, des ententes entre concurrents, une hausse des prélèvements sociaux et une pression des syndicats pour augmenter les salaires, le déficit budgétaire (il faut trouver le financement en augmentant les impôts)

La spirale inflationniste : l'inflation entraîne une hausse des salaires qui accentue la hausse des prix, etc... Comment la casser ? blocage des salaires et des prix, mais au déblocage ça repart.

b) Les conséquences :

-- positives lorsque la dépréciation de la monnaie sur le marché des changes favorise les exportations et/ou provoque la diminution des déficits publics ou encore la baisse du coût réel des emprunts donc de l'endettement. Une inflation modérée et soutenue peut donc stimuler le crédit donc les investissements et la consommation des ménages. L'inflation n'est donc pas toujours une "maladie".

-- négatives car l'inflation entraîne la baisse de la rémunération des revenus fixes donc du pouvoir d'achat (salaires, plan d'épargne logement, livret A...). Les ménages peuvent être perdants si les salaires ne suivent pas la hausse. Une perte de compétitivité des entreprises sur le marché international et, dans certains cas, une fuite de capitaux vers l'étranger. Les exportations des entreprises sont moins compétitives

c) les moyens de lutte contre l’inflation

1. politique monétaire pour limiter la création monétaire
Moyen direct : politique de taux d’intérêt
Moyen indirect : encadrement du crédit.

2. politique budgétaire (augmentation des impôts, diminution des dépenses de l’état) pour limiter la demande globale.

- Politique des prix, d’un contrôle des prix au blocage des prix.

- Politique des revenus : politique extrême et impopulaire de blocage les revenus (politique mise en oeuvre par Raymond BARRE puis par Laurent FABIUS avec désindexation des prix -> réussite).
-
2 -- la désinflation

La désinflation est la baisse du taux d'inflation. C'est un ralentissement de la hausse généralisée des prix. Elle ne doit pas être confondue avec la déflation qui est la baisse générale des prix. Les facteurs de la désinflation sont le développement de l'épargne par peur de l'avenir, la limitation de la hausse des salaires, une forte concurrence mondiale et une baisse du cours des matières premières.

3 -- Stagflation :

Situation où il y a une très forte inflation et fort taux de chômage. Le phénomène de stagflation remet en cause les théories de PHILLIPS qui établissaient une relation entre le taux de chômage et le taux d'inflation. Le chômage baisse lorsque l’inflation monte et vice versa. La courbe de Phillips est remise en cause depuis les années 70 au cours desquelles il a été observé qu'un niveau élevé d'inflation n'était pas incompatible avec une augmentation du taux de chômage.
.


C . Les déséquilibres financiers et commerciaux

1- L'endettement public

Fort endettement public dans les pays industrialisés. En France, le déficit budgétaire de l'état est important. Les causes de ce déficit sont :

-- le ralentissement temporaire de la croissance qui limite la réduction des dépenses publiques mais amplifie la récession.

-- la progression structurelle des dépenses sociales liées au financement de la santé, des retraites, du chômage et, en France, de la réduction du temps de travail.

La conséquence de ce déficit est l'augmentation de l'endettement.

La dette publique est l'ensemble des dettes de l'état résultant des emprunts que celui-ci a émis ou garantis. Le problème posé par l'endettement public est la lourde charge que représente le remboursement et le paiement des intérêts.

2 -- Le déficit du commerce extérieur

Les États-Unis continuent à associer une croissance forte et un déficit élevé du commerce extérieur. Les revenus élevés stimulent la demande intérieure et celle-ci dope les importations, raison essentielle du déficit extérieur.
En France, le taux de couverture des biens et services est toujours positif depuis 10 ans. L'effort des entreprises sur la qualité des produits et l'amélioration des circuits commerciaux favorise le développement des exportations et augmente l'excédent.

3 -- les crises financières

La libéralisation et l'accroissement des mouvements internationaux de capitaux, associés à la croissance mondiale, entraîne une euphorie financière difficile à contrôler. Les prix des actions grimpent parfois de façon irraisonnée. Une bulle spéculative se forme sur le marché.

La mauvaise évaluation des risques, les excès du crédit dus à la situation d'euphorie, les titres dont la valeur s'effondre, fragilisent les banques. Un climat d'incertitude psychologique s'établit. Lorsque la bulle spéculative éclate, les pertes peuvent être très importantes. Ces situations entraînent des crises financières qui peuvent affecter les banques et les marchés boursiers, les marchés des changes… Elles ont frappé les pays en développement : le Mexique en 1994, le Sud-Est asiatique en 1997, la Russie en 1998, l'Argentine en 2001... Mais les risques de contagion existent (effet papillon).


http://www3.ac-clermont.fr/pedago/ecogest/PEDAGOGIE_ECO_DROIT/cours_eg_bts2/desequilibreseco.doc

Croissance et fluctuations dans les pays développés

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par economiedroit
Croissance et fluctuations dans les pays développés
Croissance et fluctuations dans les pays développés
thonon74 | 13 Mai, 2006 01:10


La Croissance économique
Les fluctuations dans la croissance

I/ La croissance économique

La croissance économique est l'augmentation des biens et des services produits dans un pays au cours d'une période donnée. Elle est mesurée par le taux de croissance annuel du PIB.

Les facteurs de croissance :

Le travail : Il faut prendre en compte la quantité (dépend de la démographie, du taux d'activité et de la durée du travail) et la qualité ( dépend du niveau de formation et de la qualification de la population active, de la mobilité professionelle et géographique et du mode d'organisation du travail) du travail.

Le capital : L'investissement est une condition nécessaire à la croissance. L'investissement de capacité accroit le stock de capital fixe (immeubles, machines...). L'investissement de productivité entraine la modernisation des équipements.

Le progrés technique : Près de la moitié de la croissance s'explique par des progrés techniques, des résultats d'innovation. Les nouveaux équipements sont plus efficaces que les anciens, l'organisation du travail et la gestion de l'entreprise vont permettre d'accroitre la productivité du travail

II/ Les fluctuations dans la croissance

La croissance n'est pas régulière. Elle connait des cycles. Un cycle économique se compose en quatre temps :

• Une phase d'expansion (croissance proprement dite)
• Une phase de crise (point de retournement)
• Une phase de dépression (période de recession)
• Une phase de reprise (point de retournement)

Les principaux cycles économiques :

• Le cycle saisonnier est annuel. De nombreuses activités économiques ont des cycles annuels (certaines activités liées à l'agriculture, cycle du jouet...)
• Le cycle de Kitchin ou cycle mineur d'une durée de quarante mois environ est provoquée par les variations de stocks
• Le cycle Juglar ou cycle majeur d'une durée de six à dix ans décrit le retour périodique des crises.
• Le cycle de Kondratieff ou cycle long d'une durée de cinquante ans environ, chaque début de cycle d'expansion correspondrait à une découverte majeure (machine à vapeur, éléctricité et aujourd'hui l'électronique)

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