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Economie générale

La Consommation

Publié le 27/01/2009 à 12:00 par economiedroit
LA CONSOMMATION





La consommation est l'acte d'achat et l'utilisation de biens et services, généralement dans le but de satisfaire ses besoins ou ses désirs. Elle est le fait des consommateurs, des entreprises et de l'État.
Les phases complémentaires de la consommation sont la production et la distribution.



Deux types de consommations existent:

consommation intermédiaire
Consommation productive qui va contribuer à la production d'autres biens (ou services).

consommation finale
Quantité des biens et services utilisés qui concourent à la satisfaction directe des besoins des agents individuels, les ménages, soit collectivement (consommation des administrations appelée consommation non marchande). Selon la comptabilité nationale, elle correspond à "l'utilisation de biens et services pour la satisfaction directe des besoins humains", à l'exception des achats de logements comptabilisés comme des dépenses d'investissement et la consommation intermédiaire.




La consommation, exercée en tant que fonction économique par les ménages fait partie du cycle économique général. Le budget des ménages comporte comme ressources

Leurs revenus
l'argent qu'ils peuvent emprunter
celui qu'ils peuvent retirer de leur patrimoine (désépargne)
Ces ressources sont employées pour

leur consommation
Leurs impôts et taxes
Leurs remboursements d'emprunts

Leur constitution d'épargne et leurs investissements (immobiliers...). En principe l'épargne sert à une consommation différée dans le temps.

On voit donc que la consommation dépend des revenus des consommateurs, mais aussi de leurs comportements vis-à-vis de l'argent. Ceux-ci sont souvent conditionnés par leurs anticipations de revenus futurs et leur confiance générale en l'avenir.




L'évolution de la consommation est un élément clé de la conjoncture économique.






la consommation et l'épargne

Il faut tout d'abord admettre le fait que pour consommer, les agents économiques, notamment les ménages, ont besoin d'un revenu.

Ainsi, les ménages perçoivent des revenus du travail (salaires nets des cotisations sociales, revenus non salariaux des travailleurs indépendants) et des revenus de la propriété (dividende, intérêts et loyers). La somme constitue le revenu primaire. A ces revenus, il faut ajouter les revenus de transfert (prestations sociales) et déduire les impôts directs. On obtient ainsi le montant total des ressources qui reste à la disposition des ménages afin de consommer ou épargner.

La fonction de consommation
Les comportements de consommation des ménages sont déterminés en premier lieu par la décision de partage. Ainsi, leur revenu disponible va se partager entre la consommation et l'épargne. L'analyse keynésienne suppose que la consommation a une importance première dans l'affectation du revenu.

La fonction d'épargne
En comptabilité nationale, l'épargne brute des ménages représente la part du revenu qui "reste disponible pour accumuler les actifs physiques et financiers". Elle constitue le solde du compte d'utilisation du revenu et a deux composantes: L'épargne financière (avoirs liquides, placements) L'épargne non financière (acquisition de logements, achats de biens d'équipement par les entrepreneurs individuels).

L'épargne est nette lorsqu'on déduit l'amortissement du capital des entrepreneurs.


Les limites

Cette fonction de consommation keynésienne est remise en cause par les travaux de Milton Friedman publiés en 1957 dans Théorie de la fonction de consommation. Alors que le keynésianisme dominait, il remit en cause cette fonction et en souligna les imperfections. A la place il formula en particulier l'hypothèse de revenu permanent, qui postule que les choix de consommation sont guidés non par les revenus actuels mais par les anticipations que les consommateurs ont de leurs revenus. Ces anticipations étant plus stables, elles ont tendance à lisser la consommation, même quand le revenu disponible baisse ou augmente. Ces travaux furent particulièrement remarqués car ils remettaient en cause la validité des politiques conjoncturelles de relance de la demande et le multiplicateur d'investissement keynésien.







Des liens intéressants sur la consommation

http://209.85.129.132/search?q=cache:vckd8xo9QNcJ:blogs.loiret.cci.fr/blogs/media/Chapitre%25203.pdf+TRANSFORMATION+MODES+DE+CONSOMMATION&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr


http://209.85.129.132/search?q=cache:qJUOEuDSxG8J:blogs.loiret.cci.fr/blogs/media/Chapitre%25202.pdf+UTILISATION+DES+REVENUS&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr



Révision cours d'économie générale par thème

Publié le 15/03/2008 à 12:00 par economiedroit
Révision cours d'Economie générale

Avec lien par thème

http://www.cultureco.com/blog/blog/thonon74/cours_deconomie_generale


Il s'agit de Thonon:

résumé de la page de garde et de ses ressources sur ce blog:


Les déséquilibres sociaux et économiques dans les pays développés
thonon74 | 13 Mai, 2006 12:13

L'inflation
Le chomage
Les déséquilibres sociaux
(Suite)

Croissance et fluctuations dans les pays développés
thonon74 | 13 Mai, 2006 01:10

La Croissance économique
Les fluctuations dans la croissance
(Suite)

L'Union Européenne
thonon74 | 13 Mai, 2006 00:59

L'unification du marché européen
Du SME à l'UEM
(Suite)

L'Hétérogénéité de l'économie mondiale
thonon74 | 12 Mai, 2006 12:47

Une économie mondiale
Les pays en développement
(Suite)

Les paiements internationaux
thonon74 | 11 Mai, 2006 22:55

Le change
Le Système monétaire International
Les marchés financiers internationaux
(Suite)

L'organisation des échanges internationaux
thonon74 | 11 Mai, 2006 22:40

Le GATT
L'OMC
(Suite)

Le financement de l'économie
thonon74 | 11 Mai, 2006 22:14

Les fonctions de la monnaie
Les formes de la monnaie
La création monétaire
La masse monétaire
(Suite)

Le système productif
thonon74 | 11 Mai, 2006 21:49

Classification des entreprises
La concentration des entreprises
L'internationalisation des entreprises
(Suite)

Facteurs de production : travail et capital
thonon74 | 11 Mai, 2006 21:28

Le Travail
Le capital
(Suite)

Les politiques de change
thonon74 | 20 Février, 2006 22:03

Les explications de la variation des taux de change
Le marché des changes
Objectifs d'une politique de change
Les moyens des politiques de change
(Suite)

Historique des systèmes de change
thonon74 | 20 Février, 2006 21:25

Le change
Le taux de change
Les régimes de change
Le Système Monnétaire International
(Suite)

L'organisation des echanges internationaux
thonon74 | 20 Février, 2006 09:51

Définition d'une contrainte extérieure
Ventilation des echanges internationaux
Géographie du commerce mondial
Institutions consacrées au commerce mondial
Buts de l'OMC
(Suite)

Les Echanges internationaux de biens et services ( B et S ) : balance des paiements
thonon74 | 20 Février, 2006 09:03

Balance des paiements
Compte de transaction courante
Compte de capital
Compte financier
(Suite)

Fondements des echanges internationaux
thonon74 | 20 Février, 2006 08:56

Théorie du libre échange
Cycle de vie du métier
Couts d'ajustement du libre échange
Protectionnisme
Cout du protectionnisme
(Suite)

La Régulation
thonon74 | 17 Février, 2006 21:20

Regulation des prix par le Marché ( role, condition, limite )
Regulation par l'Etat ( differentes politiques )
(Suite)

L'Epargne
thonon74 | 17 Février, 2006 21:04

Différentes Epargnes
Determinants de l'Epargne
Le role de l'Epargne
Relation Epargne / Investissement
(Suite)

La Consommation
thonon74 | 17 Février, 2006 20:42

Différentes consommations
Pensées de Keynes, Friedman, Brown et Modigliani
Déterminants de la consommation
(Suite)

La Répartition
thonon74 | 15 Février, 2006 14:25

Répartition primaire
Formes de redistribution
Revenus primaires
(Suite)

Le Progrès Technique ( PT )
thonon74 | 15 Février, 2006 14:20

Définition du progrès technique
Les Nouvelles Technologies d’Information et de Communication
Evolution du Système productif
(Suite)

La Production
thonon74 | 15 Février, 2006 14:14

Les différentes productions
Définition et caractéristiques du travail
Productivité du travail
(Suite)

Les Instruments de l'analyse économique
thonon74 | 15 Février, 2006 14:11

Les indicateurs de l'économie
(Suite)

Le Circuit économique comme Méthode d'Analyse
thonon74 | 15 Février, 2006 10:39

Microéconomie - Macroéconomie
Grandes fonctions économiques
Acteurs économiques
Les différents marchés
(Suite)

L'Economie et son domaine
thonon74 | 15 Février, 2006 10:26

Définition de la science économique
Principaux courants de pensée économique
Schéma du circuit économique

Les déséquilibres dans les pays développés

Publié le 15/03/2008 à 12:00 par economiedroit
PROBLEMATIQUE

Un déséquilibre est un écart entre l'offre et la demande. C'est le contraire d'une situation d'équilibre, où l'offre et la demande sur un marché s'égalisent à un prix qui satisfait les acheteurs et les vendeurs.

Sur le marché des biens et services, un déséquilibre entre l'offre la demande entraîne des variations de prix. L'augmentation durable des prix est qualifiée d'inflation. Sur le marché du travail est un écart entre l'offre et la demande de travail conduit au chômage, lui-même source d'inégalités sociales. Sur les marchés internationaux, un écart important et prolongé entre les flux entrants et sortants entraîne, pour un pays, un déséquilibre extérieur.

Ces déséquilibres économiques et sociaux se produisent dans les pays développés en période de croissance. La situation est paradoxale. Globalement, les pays riches produisent de plus en plus de richesses et dans le même temps génèrent précarité, pauvreté et exclusion.


http://phylog.club.fr/paysdev.html

http://www3.ac-clermont.fr/pedago/ecogest/PEDAGOGIE_ECO_DROIT/cours_eg_bts2/desequilibreseco.doc

http://www.cultureco.com/blog/blog/thonon74/cours_deconomie_generale/desequilibres_economiques_et_sociaux-cours_economie_generale-bts

Economiedroit

La concurrence économique

Publié le 12/03/2008 à 12:00 par economiedroit
LA CONCURRENCE ECONOMIQUE

Depuis Montesquieu et Adam Smith, la concurrence est un concept fondamental de la tradition libérale . Elle favorise la liberté individuelle et donne non seulement le droit mais aussi la possibilité matérielle aux agents économiques de pouvoir faire des choix. Elle favorise l’adaptation permanente entre offre et demande, l'efficience économique et l’innovation.

A partir de la fin du 19° siècle, les économistes les plus influents des pays à économie de marché[4] ne vont plus voir la concurrence comme dépendante d'un état de nature mais comme s'inscrivant dans le cadre de ce que Jacques Rueff[5] appelle un marché institutionnel fait de normes juridiques dépendantes de théories économiques (lois et économie) que des organismes quasi-judiciaires de contrôle sont chargés de faire respecter dans le cadre de politiques de la concurrence.

Trés bon article de transversalité sur Wikipédia


http://fr.wikipedia.org/wiki/Concurrence

Ce que prévoyait l'ancien traité....

Publié le 14/02/2008 à 12:00 par economiedroit
Ce que prévoyait l'ancien traité....
Le projet de Constitution européenne était présenté comme une avancée majeure... Il a été refusé par référendum en france.

Voici les objectifs de l'ancien projet.
Il faut bien les analyser. Comme il a déja été dit ce genre de sujet sur UE tombe souvent à l'examen.

Méthodologie: La Souveraineté, qu'en est-il pour l'UE? Qu'en est-il pour la France?
Pourtant tout le monde s'accorde sur le fait qu'il faut plus de pouvoirs à l'UE. Son poids politique actuel n'est pas représentatif de la réalité.



© Médiathèque Commission européenne


Lors du Conseil européen de Laeken, en décembre 2001, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont défini trois objectifs à remplir : plus d’efficacité, plus de démocratie et plus de transparence. Le projet de Constitution prévoit des avancées majeures dans ces domaines.

Une Europe plus démocratique
• L’incorporation de la Charte des droits fondamentaux, renforçant la protection des droits fondamentaux des citoyens ;

• L’extension des pouvoirs législatifs du Parlement européen ;

• L’élection du président de la Commission européenne par le Parlement européen sur la base des résultats des élections au Parlement et sur proposition du Conseil européen, pour renforcer sa légitimité ;

• Le renforcement des compétences budgétaires du Parlement européen (accord nécessaire pour approuver le cadre financier pluriannuel, les modalités des ressources propres de l’Union et le niveau des dépenses prévues dans chaque domaine) ;

• Le contrôle par les parlements nationaux du respect des compétences des Etats membres, grâce à un "mécanisme d’alerte précoce" et à la saisine de la Cour de justice ;

• Un droit d’initiative citoyenne, permettant à un million de citoyens de l’Union d’inviter la Commission à soumettre une proposition législative.

Une Europe plus efficace
• Une nouvelle définition de la majorité qualifiée. Projet d’une double majorité : une majorité d’Etats membres rassemblant au moins 60 % de la population de l’Union ;

• La quasi-généralisation de la majorité qualifiée, grâce à son extension à une série de nouveaux secteurs, tels que le cadre financier pluri-annuel, la coopération judiciaire, l’asile et l’immigration... ;

• Le renforcement de la Commission, notamment en resserrant sa composition : quinze membres à partir de 2009 ;

• Le renforcement de l’autorité du président de la Commission, qui choisira les commissaires sur une liste de trois noms proposés par chaque Etat membre et pourra les renvoyer ;

• La présidence stable du Conseil européen : le Conseil sera présidé par une personnalité à plein temps qu’il élira à la majorité qualifiée pour un mandat de deux ans et demi renouvelable une fois ;

• Une présidence plus stable du Conseil des ministres : un an au lieu de six mois ;

• La création du poste de ministre des Affaires étrangères, chargé de l’ensemble des aspects relatifs à l’action extérieure de l’Union ;

• Des compétences plus étendues pour l’Union dans des domaines essentiels, tels que la justice (rapprochement des procédures civiles nationales, harmonisation de la législation pénale, création à terme d’un Parquet européen) et la défense (solidarité des Etats membres face aux menaces, renforcement des capacités militaires, création d’une Agence européenne de l’armement) ;

• De nouvelles compétences dans certains secteurs : sport, énergie, espace...

Une Europe plus proche des citoyens
• Une identité plus claire de l’Union européenne, avec la disparition de la "Communauté européenne" et une Constitution unique ;

• Une simplification des instruments et des procédures : on parlera désormais de lois et lois-cadres européennes, de règlements, de décisions, etc. ;

• La plus grande transparence des travaux du Conseil lorsque ce dernier délibère et qu’il statue sur une proposition législative ;

• Une répartition plus précise des compétences entre l’Union et les Etats membres ;

• Des avancées substantielles dans le domaine social (reconnaissance accrue du rôle des partenaires sociaux et du dialogue social...) ;

• L’affirmation de nouveaux objectifs et valeurs pour l’Union, plus proches des préoccupations concrètes des citoyens, comme le progrès social, le plein emploi, la diversité culturelle et linguistique...


Construction de l' Union Européenne et traité de lisbonne

Publié le 14/02/2008 à 12:00 par economiedroit
Construction de l' Union Européenne et traité de lisbonne

Construction de l' Union Européenne et traité de lisbonne

il faut se rappeler que les français avaient rejeté lors du référendum du 29 mai 2005 le projet de Constitution Européenne. Les français n'avaient pas été les seuls à refuser par voie référendaire ce projet. La suède en avait fait autant.
La constitution prévoyait en autre des symboles de l'Union comme un drapeau, un hymne et surtout la référence à "la concurrence libre et non faussée"...
La construction était donc en panne!
Le nouveau traité ne prend pas le risque d'être soumis au vote de l'approbation directe des citoyens par voie référendaire mais par approbation parlementaire. La France vient donc de ratifier le traité par voie parlementaire, c'est à dire par vote au parlement.
Le nouveau traité ne fait plus allusion aux symboles de l'Union ni à la référence à la "concurrence libre et non faussée", par compte il permet une avancée institutionnelle européenne par élection d'un président du conseil européen pour un mandat de deux ans et demi renouvelable.
Le principe "d'intégration européenne" a pu donc redémarrer...
Vous avez compris que le problème maintenant est de concevoir un transfère de certain éléments de souveraineté à l' Union, avec l'accord des citoyens des états membres...
Ce transfère est nécessaire pour la représentation de l'Union au niveau international et politique.
A vous de réfléchir sur la problématique en sachant que les épreuves d'examen aiment bien ce sujet...

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UE: la France a ratifié le traité de Lisbonne
AFP - jeudi 14 février 2008, 08h09

La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne, avec la publication, jeudi au Journal officiel, de la ratification portant la signature du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.

La France est ainsi le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité, près de trois ans après le non des Français qui avaient rejeté le projet de Constitution de l'UE. Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.

Le Parlement français avait donné son feu vert à cette ratification, en révisant la Constitution de la Vème République le 4 février en congrès à Versailles, puis en adoptant, dans la foulée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi de ratification. Signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 par les 27 Etats membres de l'Union européenne, le traité remplace le défunt projet de Constitution européenne, rejeté par les Français, à près de 55%, lors du référendum du 29 mai 2005.

Ce nouveau traité a été ratifié, comme en a décidé le chef de l'Etat, par la voie parlementaire, nettement moins risquée que la voie référendaire, mettant fin à six années de polémiques qui auront surtout divisé la gauche socialiste.

Ce traité n'est plus officiellement une Constitution, abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée". Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux et demi renouvelable.
L'objectif est que les 27 pays membres l'aient entériné avant fin 2008 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2009. A ce jour, Hongrie, Slovénie, Roumanie et Malte l'ont ratifié par la voie parlementaire. En Slovaquie, un différend entre partis a conduit à un report sine die de la ratification. En Grande-Bretagne, la procédure parlementaire est en cours et devrait prendre plusieurs semaines.

Le seul pays ayant annoncé un référendum est l'Irlande, où il est obligatoire. Le scrutin pourrait avoir lieu en mai. Beaucoup de pays n'ont pas encore fixé de calendrier précis. L'Allemagne s'est engagée à ratifier au premier semestre 2008, mais d'autres devraient attendre encore un peu, comme l'Espagne ou la Suède, qui ne prévoit un vote qu'en novembre. Aux Pays-Bas, qui avaient eux aussi dit "non" à la constitution lors d'un référendum en 2005, le gouvernement "s'efforce de conclure le processus de ratification" en 2008.

Les déséquilibres dans les pays développés

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par economiedroit
Les déséquilibres dans les pays développés
(Avec ce texte on peut comprendre les mécanisme de la crise actuelle. Il faut le lire avec attention...)

Les déséquilibres économiques dans les pays développés


A. Les déséquilibres qui accompagnent la croissance

Un déséquilibre est un écart entre l'offre et la demande.

Sur le marché des biens et services, un déséquilibre entre l'offre la demande entraîne des variations de prix. L'augmentation durable des prix est qualifiée d'inflation.
Sur le marché du travail est un écart entre l'offre et la demande de travail conduit au chômage, lui-même source d'inégalités sociales.
Sur les marchés internationaux, un écart important et prolongé entre les flux entrants et sortants entraîne, pour un pays, un déséquilibre extérieur.

Ces déséquilibres économiques et sociaux se produisent dans les pays développés en période de croissance. Les pays riches produisent de plus en plus de richesses et dans le même temps génèrent précarité, pauvreté et exclusion. Ce sont des déséquilibres structurels.

Au-delà des déséquilibres économiques et sociaux, ce sont les grands équilibres terrestres qui sont rompus par l'activité humaine : la couche d'ozone, l'augmentation de l'effet de serre, les milieux naturels sont détruits... Les dégradations actuelles sont probablement irréversibles ; elles mettent en cause l'équilibre entre les générations. On parle d’externalités négatives. La protection de l'environnement nécessite une régulation économique qui limite l'autonomie des particuliers, des entreprises et des états (en 1997, signature d’un protocole à Kyoto). La protection de l'environnement est devenue un déterminant de l'évolution de l'économie mondiale (notion de développement durable).

B. inflation, désinflation, stagflation

1 -- l'inflation

Définition: L'inflation se définit comme la hausse généralisée et continue des prix. L'inflation correspond à une augmentation excessive de la masse monétaire par rapport au volume de production. Elle est mesurée officiellement par l'INSEE au moyen de l'indice des prix à la consommation (I. P. C.).

a) Les causes de l'inflation sont diverses :

 excès ponctuels de demande par rapport à l'offre, inflation par la demande : lorsque la demande est supérieure à l'offre, les entreprises augmentent leurs prix.

 excès de création monétaire, l'inflation monétaire : l'émission excessive de monnaie provoque la hausse des prix. La Banque Centrale Européenne contrôle la création de monnaie par les banques.

 augmentation des coûts de production, l’inflation par les coûts : les coûts de production augmentent plus vite que la productivité (coûts salariaux, coût de l'énergie…) ce qui incite les entreprises à augmenter le prix de vente de leurs produits.

 les causes diverses de l'inflation : une situation de monopole ou d'oligopole, des ententes entre concurrents, une hausse des prélèvements sociaux et une pression des syndicats pour augmenter les salaires, le déficit budgétaire (il faut trouver le financement en augmentant les impôts)

La spirale inflationniste : l'inflation entraîne une hausse des salaires qui accentue la hausse des prix, etc... Comment la casser ? blocage des salaires et des prix, mais au déblocage ça repart.

b) Les conséquences :

-- positives lorsque la dépréciation de la monnaie sur le marché des changes favorise les exportations et/ou provoque la diminution des déficits publics ou encore la baisse du coût réel des emprunts donc de l'endettement. Une inflation modérée et soutenue peut donc stimuler le crédit donc les investissements et la consommation des ménages. L'inflation n'est donc pas toujours une "maladie".

-- négatives car l'inflation entraîne la baisse de la rémunération des revenus fixes donc du pouvoir d'achat (salaires, plan d'épargne logement, livret A...). Les ménages peuvent être perdants si les salaires ne suivent pas la hausse. Une perte de compétitivité des entreprises sur le marché international et, dans certains cas, une fuite de capitaux vers l'étranger. Les exportations des entreprises sont moins compétitives

c) les moyens de lutte contre l’inflation

1. politique monétaire pour limiter la création monétaire
Moyen direct : politique de taux d’intérêt
Moyen indirect : encadrement du crédit.

2. politique budgétaire (augmentation des impôts, diminution des dépenses de l’état) pour limiter la demande globale.

- Politique des prix, d’un contrôle des prix au blocage des prix.

- Politique des revenus : politique extrême et impopulaire de blocage les revenus (politique mise en oeuvre par Raymond BARRE puis par Laurent FABIUS avec désindexation des prix -> réussite).
-
2 -- la désinflation

La désinflation est la baisse du taux d'inflation. C'est un ralentissement de la hausse généralisée des prix. Elle ne doit pas être confondue avec la déflation qui est la baisse générale des prix. Les facteurs de la désinflation sont le développement de l'épargne par peur de l'avenir, la limitation de la hausse des salaires, une forte concurrence mondiale et une baisse du cours des matières premières.

3 -- Stagflation :

Situation où il y a une très forte inflation et fort taux de chômage. Le phénomène de stagflation remet en cause les théories de PHILLIPS qui établissaient une relation entre le taux de chômage et le taux d'inflation. Le chômage baisse lorsque l’inflation monte et vice versa. La courbe de Phillips est remise en cause depuis les années 70 au cours desquelles il a été observé qu'un niveau élevé d'inflation n'était pas incompatible avec une augmentation du taux de chômage.
.


C . Les déséquilibres financiers et commerciaux

1- L'endettement public

Fort endettement public dans les pays industrialisés. En France, le déficit budgétaire de l'état est important. Les causes de ce déficit sont :

-- le ralentissement temporaire de la croissance qui limite la réduction des dépenses publiques mais amplifie la récession.

-- la progression structurelle des dépenses sociales liées au financement de la santé, des retraites, du chômage et, en France, de la réduction du temps de travail.

La conséquence de ce déficit est l'augmentation de l'endettement.

La dette publique est l'ensemble des dettes de l'état résultant des emprunts que celui-ci a émis ou garantis. Le problème posé par l'endettement public est la lourde charge que représente le remboursement et le paiement des intérêts.

2 -- Le déficit du commerce extérieur

Les États-Unis continuent à associer une croissance forte et un déficit élevé du commerce extérieur. Les revenus élevés stimulent la demande intérieure et celle-ci dope les importations, raison essentielle du déficit extérieur.
En France, le taux de couverture des biens et services est toujours positif depuis 10 ans. L'effort des entreprises sur la qualité des produits et l'amélioration des circuits commerciaux favorise le développement des exportations et augmente l'excédent.

3 -- les crises financières

La libéralisation et l'accroissement des mouvements internationaux de capitaux, associés à la croissance mondiale, entraîne une euphorie financière difficile à contrôler. Les prix des actions grimpent parfois de façon irraisonnée. Une bulle spéculative se forme sur le marché.

La mauvaise évaluation des risques, les excès du crédit dus à la situation d'euphorie, les titres dont la valeur s'effondre, fragilisent les banques. Un climat d'incertitude psychologique s'établit. Lorsque la bulle spéculative éclate, les pertes peuvent être très importantes. Ces situations entraînent des crises financières qui peuvent affecter les banques et les marchés boursiers, les marchés des changes… Elles ont frappé les pays en développement : le Mexique en 1994, le Sud-Est asiatique en 1997, la Russie en 1998, l'Argentine en 2001... Mais les risques de contagion existent (effet papillon).


http://www3.ac-clermont.fr/pedago/ecogest/PEDAGOGIE_ECO_DROIT/cours_eg_bts2/desequilibreseco.doc

Croissance et fluctuations dans les pays développés

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par economiedroit
Croissance et fluctuations dans les pays développés
Croissance et fluctuations dans les pays développés
thonon74 | 13 Mai, 2006 01:10


La Croissance économique
Les fluctuations dans la croissance

I/ La croissance économique

La croissance économique est l'augmentation des biens et des services produits dans un pays au cours d'une période donnée. Elle est mesurée par le taux de croissance annuel du PIB.

Les facteurs de croissance :

Le travail : Il faut prendre en compte la quantité (dépend de la démographie, du taux d'activité et de la durée du travail) et la qualité ( dépend du niveau de formation et de la qualification de la population active, de la mobilité professionelle et géographique et du mode d'organisation du travail) du travail.

Le capital : L'investissement est une condition nécessaire à la croissance. L'investissement de capacité accroit le stock de capital fixe (immeubles, machines...). L'investissement de productivité entraine la modernisation des équipements.

Le progrés technique : Près de la moitié de la croissance s'explique par des progrés techniques, des résultats d'innovation. Les nouveaux équipements sont plus efficaces que les anciens, l'organisation du travail et la gestion de l'entreprise vont permettre d'accroitre la productivité du travail

II/ Les fluctuations dans la croissance

La croissance n'est pas régulière. Elle connait des cycles. Un cycle économique se compose en quatre temps :

• Une phase d'expansion (croissance proprement dite)
• Une phase de crise (point de retournement)
• Une phase de dépression (période de recession)
• Une phase de reprise (point de retournement)

Les principaux cycles économiques :

• Le cycle saisonnier est annuel. De nombreuses activités économiques ont des cycles annuels (certaines activités liées à l'agriculture, cycle du jouet...)
• Le cycle de Kitchin ou cycle mineur d'une durée de quarante mois environ est provoquée par les variations de stocks
• Le cycle Juglar ou cycle majeur d'une durée de six à dix ans décrit le retour périodique des crises.
• Le cycle de Kondratieff ou cycle long d'une durée de cinquante ans environ, chaque début de cycle d'expansion correspondrait à une découverte majeure (machine à vapeur, éléctricité et aujourd'hui l'électronique)

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Le Forum de Davos s'ouvre sur un diagnostic économique très pessimiste

Publié le 23/01/2008 à 12:00 par economiedroit
Le Forum de Davos s'ouvre sur un diagnostic économique très pessimiste
AFP - mercredi 23 janvier 2008, 10h48

Le Forum de Davos s'ouvre sur un diagnostic économique très pessimiste


Le Forum de Davos, qui réunit grands patrons et dirigeants politiques pendant cinq jours en Suisse, s'est ouvert mercredi sur un diagnostic très pessimiste sur les perspectives de l'économie mondiale face à la très probable récession américaine.

Plusieurs experts ont estimé que la plupart des régions de la planète ne pourront échapper aux conséquences du brutal coup d'arrêt de l'activité attendu aux Etats-Unis tandis que la décision de la Réserve fédérale américaine lundi de fortement baisser les taux d'intérêt a été durement critiquée.

"Il va y avoir une grave récession aux Etats-Unis, un ralentissement dans les pays émergents et un fort ralentissement en Europe", a déclaré l'économiste Nouriel Roubini lors du traditionnel débat d'ouverture du forum sur l'état de l'économie mondiale.

Lors du même débat il y a un an, M. Roubini avait été le seul à prévoir la crise financière américaine face à l'optimisme général qui régnait à l'époque.

Stephen Roach, économiste et président de la branche asiatique de la banque américaine Morgan Stanley, a également formulé un jugement sans appel.

"Nous allons entrer dans une période très douloureuse. Lorsque le consommateur américain a des problèmes, cela a des conséquences pour toute l'économie mondiale", a-t-il lancé.

Tout en estimant, comme M. Roubini, que l'économie mondiale échappera à une récession, il a estimé qu'elle n'en est pas tout à fait à l'abri. "Ce sera juste. Le ralentissement sera plus fort que ce beaucoup prévoient", a-t-il dit.

M. Roach a rejeté l'idée d'un "découplage" entre les économies dites émergentes et celle des Etats-Unis qui permettrait au reste du monde d'être épargné. "Cette histoire de découplage relève du fantasme", a-t-il dit.

L'économiste Yu Yongding, directeur de l'institut chinois d'économie et de politique mondiales, a effectivement estimé que la situation américaine aura des conséquences en Chine en raison de la part importante des exportations dans l'économie du pays. "Nous devons stimuler la demande intérieure", a-t-il dit. La croissance chinoise devrait ainsi ralentir en 2008 mais rester forte, aux alentours de 9%, a-t-il estimé.

Le possible ralentissement chinois menace par ailleurs l'Afrique dont le géant asiatique est un gros client. "Il y a aura un effet négatif sur l'Afrique si la Chine et l'Europe subissent les effets de la récession américaine", a dit Mme Ngozi Okonjo-Iweala, directrice à la Banque mondiale.

Kamal Nath, ministre indien du Commerce et de l'industrie, s'est montré plus confiant pour son pays soulignant que la consommation intérieure y jouait un rôle plus important qu'en Chine. "Il n'y a pas de découplage avec les Etats-Unis mais il faut souligner l'importance du commerce entre pays du sud", a-t-il dit.

M. Roach s'est par ailleurs montré très critique sur la forte baisse des taux d'intérêt annoncée la veille par la Réserve fédérale américaine. "C'est une décision dangereuse", a-t-il dit estimant que la Fed a voulu calmer les marchés financiers mais n'a pas répondu au problème de fond à savoir une consommation des ménages américains financée par l'emprunt.

La baisse des taux de la Fed "pourra seulement adoucir la récession américaine", a pour sa part dit M. Roubini.

Le Forum économique mondial réunit jusqu'à dimanche quelque 2.500 patrons de grandes entreprises, ministres et chefs d'Etat et de gouvernement.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice devait prononcer en fin d'après-midi le discours d'ouverture du Forum après des rencontres privées avec les présidents pakistanais Pervez Musharraf et afghan Hamid Karzaï.


SME

Publié le 23/01/2008 à 12:00 par economiedroit
SME
Système monétaire européen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Système monétaire européen a été créé le 13 mars 1979 après 13 mois de dures négociations. C'est le successeur du Serpent monétaire européen avec lequel il ne faut pas le confondre.

Son objectif est de stabiliser les monnaies européennes et repose sur trois piliers : le SME prévoit en effet

Un encadrement des marges de fluctuations autour d'un cours pivot de référence, l'ECU (European Currency Unit). Pour autant l'ECU n'est en rien une monnaie commune, il n'est qu'un outil virtuel déduit quotidiennement selon les cours de change des monnaies des États membres.
Un mécanisme de change qui assure un lien solide entre les monnaies nationales.
Un système de crédit qui gère la solidarité monétaire des pays.
Comme le montre la génèse du SME et l'histoire des négociations, le SME n'a pu exister que parce que la France et l'Allemagne l'avaient décidé. Le secret des négociations dans les débuts fut finalement un atout très important pour le succès des pourparlers. Trop d'intérêts croisés, politiques et économiques, auraient fait chuter le projet si la communauté financière, les hauts fonctionnaires et l'opinion publique avaient eu connaissance du dossier avant le Conseil européen de Brême. Ainsi, l'idée fut acquise que l'Europe ne peut se construire sans une volonté politique très forte.

Le 12 mars 1979, après de très longues et très âpres négociations, une communication du Conseil européen annonce : « Les conditions sont désormais réunies pour que soit mis en œuvre le mécanisme de change du Système monétaire européen ». Curieusement il n'y aura pas d'autres communications ni du Président français, Valéry Giscard d'Estaing, ni du Chancelier allemand, Helmut Schmidt. De fait peu de responsables croyaient en son avenir et la plupart des experts étaient très sceptiques sur son avenir, persuadés qu'il ne serait pas viable bien longtemps, quelques mois à peine ou même quelques semaines, et qu'il serait en tout cas incapable de résister à la sérieuse spéculation.

En fait le système se révéla stable et a atteint son objectif principal qui était de concourir à la stabilité des changes. Dès les deux premières années — 1979 et 1980, les monnaies européennes ont été plus stables qu'au cours des sept années précédentes. Puis il a bien résisté au second choc pétrolier. De plus il a bien facilité la lutte européenne contre l'inflation et a provoqué un certain rapprochement des politiques économiques.

Cependant, malgré des premiers résultats encourageants ce système monétaire se révèlera décevant. Aussi décide-t-on d'aller plus loin que le SME [1]

Sommaire

1 La génèse des négociations
2 Histoire des négociations du SME
2.1 Le sommet de Copenhague
2.2 Le sommet de Brême
2.3 Les négociations
3 Chronologie du SME




La génèse des négociations

En 1977 au début des négociations du long processus qui allait aboutir treize mois plus tard au SME, L'Europe se limitait à la politique agricole commune, à celle du charbon et de l'acier et à des tentatives plus ou moins maladroites de discipliner les taux de change. Cette discipline se voulait assurée par le Serpent monétaire européen, mais qui à cette époque là, ne rassemblait plus que l'Allemagne de l'Ouest et le Bénélux. En fait, comme le disait Jean-Yves Haberer, alors directeur du Trésor : « L'Europe est née sans identité monétaire. Les négociateurs du Traité ont concentré leur attention sur le libre échange des marchandises, sur le tarif extérieur commun et sur l'harmonisation des politiques qui peuvent influencer la circulation des biens et des personnes »; mais pas grand chose en matière monétaire.

Cette discrétion avait été voulue en 1957 pour des raisons politiques — en effet, qui aurait pu réellement imaginer une monnaie commune entre pays sortant de Seconde Guerre mondiale ? — et pour des raisons de stabilité alors assurée par les Accords de Bretton Woods. C'est de la remise en cause de ces Accords en 1971 qu'allait naître la prise de conscience de la nécessité d'une zone de stabilité monétaire en Europe. Dès 1972 est créé le Serpent monétaire européen (1972-1978), dispositif économique qui comprend pour chaque monnaie un seuil d'intervention à la vente et un seuil d'intervention à l'achat. Ainsi, une monnaie ne peut fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25% autour de sa parité bilatérale.

En décembre 1975, Léo Tindemans, alors Premier ministre de Belgique, écrit dans son rapport sur l'Union européenne : « Un renforcement monétaire nous permettrait de rechercher une meilleure concertation des politiques économiques et monétaires entre grands ensembles afin de réduire les fluctuations, qui ont été excessives dans un passé récent entre plusieurs grands groupes de monnaie et plus particulièrement entre le Serpent et le dollar ». Cependant, l'affrontement de deux approches semble bloquer l'ouverture des négociations :

La France est favorable à la création immédiate d'un mécanisme de change européen ce qui à son avis faciliterait le rapprochement des politiques économiques.
Pour l'Allemagne et les Pays-Bas, la convergence des politiques économiques doit être le préalable obligatoire avant tout harmonisation des politiques monétaires. Ces deux pays estiment que les pays aux politiques économiques laxistes doivent d'abord faire des efforts importants en terme d'inflation et de maîtrise des changes. Les vertus des uns ne devant pas racheter les vices des autres.
Les problèmes économique lors période 1977-1978 sont importants : inflation généralisée, crise de l'acier, effondrement du dollar, qui de mars 1977 à mars 1978 perd 12,34% par rapport à la devise allemande, passant de 2,35 DM à 2,09 DM alors que la balance commerciale américaine accuse un déficit de 31 milliards de dollars pour 1977. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et les autres monnaies européennes les uns après les autres doivent quitter le Serpent monétaire européen.

Le franc français qui avait du le quitter dès mars 1976 plonge à nouveau au moment de la campagne législative de mars 1978.
La lire italienne connaît de plus en plus de soubresauts avec la participation des communistes dans la coalition gouvernementale.
Le livre sterling, malgré une dévaluation de 30 % en 1976, est toujours très faible.
Le 27 octobre 1977, le britannique Roy Jenkins, alors Président de la Commission européenne, propose dans son discours de Florence, de frapper un grand coup en créant une monnaie unique pour les neuf pays et un budget communautaire qu'il propose de fixer à 10% de chaque PIB, car il estime qu'aucun progrès ne peut se réaliser par une politique de petits pas.

Début 1978, l'instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont désormais menacés. Selon l'historien Peter Ludlow, fin janvier ou début février, le chancelier social-démocrate allemand Helmut Schmidt, conscient de la conjoncture et des enjeux, prend secrètement la décision, en dehors même de son cabinet, de se détourner de son allié américain et de relancer la construction européenne. L'estime partagée qui le lie au président français Valéry Giscard d'Estaing et au britannique Roy Jenkins sera le cœur de cette nouvelle alliance. Selon Renaud de la Genière, alors sous-gouverneur de la Banque de France : « Les progrès réalisés dans les domaines agricoles, politiques ou économiques n'ont pu se faire que parce qu'il y avait à la base un accord franco-allemand ».

Le 28 février 1978, le chancelier allemand confie à tous deux, sa décision secrète de relancer l'union économique et monétaire des pays de la CEE, et le 2 avril 1978, il rencontre à Rambouillet, le Président français. Ce dernier est sorti politiquement renforcé par la victoire de sa majorité lors des élections législatives de mars 1978 et le chancelier allemand a aussi politiquement les mains libres. Ils mettent au point les propositions qu'ils vont présenter ensemble lors du prochain Conseil européen à Copenhague, les 7 et 8 avril 1978, pour eux il ne s'agit plus de discuter sur l'opportunité d'un nouveau dispositif monétaire pour l'Union européenne, mais de réfléchir sur son contenu et son calendrier.


Histoire des négociations du SME

Le sommet de Copenhague

Le 7 avril 1978, lors du sommet du Conseil européen à Copenhague, après la séance plénière, les chefs d'État et de gouvernement, se réunissent au château de Marienborg, où après le dîner, lors d'une réunion discrète, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing dévoilent leur plan d'un nouveau dispositif différent et plus ambitieux que le Serpent monétaire, comprenant la création d'un fonds monétaire européen, l'utilisation accrue des devises européennes lors des interventions des banques centrales sur le marché des changes et l'accroissement du rôle de l'unité de compte européenne, avec comme but ultime qu'elle devienne à terme, une monnaie de réserve.

Les auditeurs sont très surpris et mécontents d'avoir été tenus à l'écart et l'accueil est plutôt froid, particulièrement de la part de l'Italien Giulio Andreotti et du Britannique James Callaghan. Du coup la seule décision prise est de conserver le plus grand secret sur ce plan, et lors de la conférence de presse du lendemain tenue par Roy Jenkins et le premier ministre danois Aker Jorgensen, il est fait juste mention que « la question de la stabilité monétaire européenne a été évoquée ». Cependant personne ne sait qu'un mini-sommet privé a eu lieu en grand secret le matin même du 8 avril 1978; et lors de ce mini-sommet, qui réunissait Helmut Schmidt, Valéry Giscard d'Estaing et James Callaghan, il a été convenu de confier la suite des négociations à un petit groupe informel et secret de trois experts constitué du gouverneur de la Banque de France, Bernard Clappier, du directeur de cabinet du chancelier, Horst Schulmann et du secrétaire au Trésor britannique, Ken Couzens.

Les négociations officielles débutent au niveau des instances communautaires :

Le comité des gouverneurs des banques centrales dans son rapport du 19 juin 1978 reprend fidèlement la position traditionnelle des banques centrales : il est nécessaire de procéder d'abord à une plus grande coordination des politiques économiques avant d'envisager de lier entre elles, les monnaies de la CEE.
Le comité monétaire, qui influencé par son président Jacques Van Ybersele avait dès janvier 1978 entamé une réflexion de fond sur la situation monétaire et l'instabilité monétaire en Europe, se montre beaucoup plus ouvert et présente quatre solutions possibles aux ministres des Finances :
Le maintien du Serpent monétaire avec deux niveaux de marge, une marge à 2,25% pour le mark allemand, le franc belgo-luxembourgeois, le florin hollandais et la couronne danoise et une deuxième marge élargie pour les autres monnaies de la CEE (franc français, lire italienne, livre sterling et livre irlandaise).
Le maintien du Serpent monétaire avec un seul niveau de marge pour les quatre premières monnaies et un objectif pour les autres par un rapport à un panier de grandes monnaies internationales.
La création d'un Fonds monétaire européen.
La création d'un nouveau mécanisme, en remplacement du Serpent monétaire, autorisant chaque monnaie à fluctuer dans une marge réduite par rapport à un panier de monnaies des neuf autres pays.
De son côté, le groupe secret des trois experts travaille sur un projet de plan qui pourra être proposé lors du prochain sommet de Brême, mais le 26 juin 1978, l'hebdomadaire britannique « The Economist » crée un coup de théâtre en révélant l'existence de ce groupe d'experts. Obligés d'aller s'expliquer auprès de tous les gouvernements d'Europe, outrés d'avoir été tenus à l'écart d'un tel processus et de surtout de l'avoir appris par la presse, ils sont reçus froidement, mais peu à peu, et avec cette fois un peu plus de franchise, ils réussissent l'exploit de tous les rallier plus ou moins à leur projet. Selon le premier ministre belge, Léo Tindemans « Le contenu était tellement fondamental qu'aucune réticence de notre part sur les principes n'était possible », et le Danemark, l'Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas suivent le même avis, alors que les gouvernements italien et britannique sont les plus réticents. Les britanniques, proches des États-Unis estiment que la solution à l'instabilité monétaire doit avant tout être recherchée auprès du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.


Le sommet de Brême

Le 6 juillet 1978, lors du sommet de Brême, les chefs d'État et de gouvernement reçoivent le document élaboré essentiellement par Bernard Clappier et Horst Schulmann, le britannique Ken Couzens y ayant peu contribué. Ils estiment qu'un « système de coopération monétaire plus étroite ne pourra réussir que si les pays participants poursuivent des politiques propres à assurer une plus grande stabilité à l'intérieur et à l'étranger ». Leur projet propose :

de « créer un système aussi strict que le Serpent » avec la possibilité pour les pays à monnaie faible de « bénéficier de marges de fluctuations un peu plus importantes autour des taux-pivots».
de créer l'ECU (Unité monétaire européenne) en tant que « pilier du système » et « utilisé pour les règlements entre les autorités monétaires de la CEE ».
de créer un fonds initial destiné aux banques centrales des pays de la CEE « constitué moyennant le dépôt, d'une part d'un montant en or et en dollars (à raison de 20% des réserves détenues par les banques centrales des États membres) et d'autre part, de monnaies de pays membres pour un montant comparable ».
que « les pays participant au nouveau système coordonneront leurs politiques en matière de taux de change vis-à-vis des pays tiers ».
que « deux ans au plus tard après l'entrée en vigueur du système un Fonds monétaire européen remplacera l'actuel Fonds européen de coopération monétaire ».
Immédiatement quelques gouvernements expriment leur hostilité et leur volonté qu'un tel plan ne puisse jamais voir le jour; parmi eux les gouvernements britannique, danois, néerlandais et italien. En Allemagne fédérale, le chancelier Helmut Schmidt doit immédiatement faire face à de nombreux groupes de pression et à la communauté financière, Bundesbank en tête, qui craint le retour de l'inflation et il doit passer plus de 200 heures à convaincre ses compatriotes. Mais après que le premier ministre luxembourgeois Gaston Thorn propose de publier le projet en l'accompagnant d'un préambule mentionnant les désaccords et les souhaits de chacun, le britannique James Callaghan se retrouve complètement isolé dans son attitude d'opposition systématique et finalement accepte cette proposition. Un calendrier de travail est arrêté dans la foulée : les demandes de modifications doivent être remises avant le 31 octobre 1978 mais les négociations peuvent enfin commencer.


Les négociations

Dès le départ malgré leur entente sur le fond, les Allemands et les Français défendent deux conceptions différentes. Les Allemands veulent s'en tenir à l'unité de compte européenne, une monnaie fictive et pensent que l'ECU n'a pas de réelle utilité; alors que selon Renaud de la Genière : « Les Français voulaient faire de l'ECU la personnification monétaire de l'Europe, la clé de voûte du système. Dans un premier temps, nous voulions créer une monnaie uniquement destinée aux transactions des banques centrales. Un embryon d'unité de paiement et de règlement. Nous proposions que les banques centrales déposent auprès d'un organisme, une partie de leurs réserves d'or et de dollars, et que les dettes et les créances des neufs pays se règlent en ECU. » Finalement c'est le point de vue des Français qui l'emportera mais après d'âpres négociations.

Un deuxième point de divergence dans les négociations apparaît avec les modalités d'intervention des banques centrales, l'accord de Brême ne disant rien à ce sujet. Les Allemands et les Néerlandais sont plutôt minimalistes et estiment que les obligations d'interventions doivent uniquement dépendre des besoins de défendre la parité entre monnaies; les variations de chaque monnaie étant définies par rapport à chacune des autres monnaies, une sorte de vaste système de relations bilatérales entre les monnaies. Alors que pour les Français, chaque monnaie doit être définie par rapport à une moyenne des monnaies européennes, définie par l'ECU et l'obligation d'intervention sur les marchés des changes se déclenchant, comme l'exprima Jacques Van Ybersele : « pour une monnaie déterminée, dès lors que serait atteint l'écart maximal autorisé entre le cours pivot et la valeur de marché de l'ECU en cette monnaie. »

Le 14 septembre 1978, lors du XXXIIe sommet franco-allemand à Aix-la-Chapelle, Valéry Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt élaborent un compromis et en font immédiatement part aux ministres de l'Économie et des Finances, puis ils vont se recueillir devant le tombeau de Charlemagne et le Président français déclarant simplement à la presse : « L'esprit de Charlemagne a soufflé sur nos travaux. »

Le 18 septembre 1978, au Conseil des ministres de l'Économie et des Finances des neuf pays, un accord est trouvé sur les modalités d'intervention sur les marchés des changes dans le sens des propositions allemandes : les banques centrales auront l'obligation d'intervenir dès que la marge de fluctuation d'une monnaie par rapport à chacune des autres monnaies sera dépassée, un peu comme dans le cadre du Serpent monétaire européen, mais de plus l'évolution des marges de fluctuation de chacune des monnaies par rapport à l'ECU sera surveillé. La dérive éventuelle des monnaies sera identifiée grâce à un indicateur de divergence. Cependant, les négociations achoppent sur le niveau de responsabilité du pays fautif : celui-ci n'aura qu'une « présomption d'action »; il s'engage à mener des actions de stabilisation au niveau de sa politique monétaire et budgétaire, mais sans que cela soit obligatoire.

Une autre question importante est traitée mais sans réelle solution, c'est celle de la répartition des crédits affectés au Fonds monétaire. En fait il s'agit de mettre en place un mécanisme d'affectation et de transferts des ressources afin d'aider les pays les moins prospères — l'Irlande et l'Italie — à être durablement intégrés dans le SME. Durant les mois qui suivirent cette question donna lieu à une véritable bataille de chiffonniers — Pierre de Boissieu parla de « mendicité organisée » — largement popularisée dans la presse et dans les opinions publiques, d'autant plus que la campagne des élections européennes de 1979 est engagée. Le ton monte :

En octobre 1978, en Grande-Bretagne, l'aile gauche du parti travailliste refuse de suivre James Callaghan sur la voie du SME, alors que le 26, L'Humanité, le journal du PCF, écrit que « Valéry Giscard d'Estaing est devenu le courtier des intérêts ouest-allemand ».
Le 6 décembre, depuis son lit d'hôpital, Jacques Chirac lance son appel de Cochin et déclare : « Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort ».
Après plusieurs réunions des ministres de l'Économie et des Finances, durant les mois d'octobre et de novembre, et d'âpres négociations, un accord présentable au Conseil européen des 4 et 5 décembre semble trouvé :

Au sujet de la marge de fluctuation, les Italiens obtiennent une marge de fluctuation élargie à 6%.
Au sujet du montant des crédits affectés, le dispositif imaginé comporte trois éléments :
un financement à court terme — 45 jours — donnant lieu à des avances de montants illimités entre Banques centrales ;
un soutien monétaire à cour terme — jusqu'à 9 mois et d'un montant maximal de 14 milliards d'ECU — destiné, en cas de difficultés imprévues, à remédier à un déficit temporaire de la balance des paiements ;
un concours financier à moyen terme - d'un montant maximal de 11 milliards d'ECU.
Lors du Conseil européen réunit les 4 et 5 décembre 1978 à Bruxelles, il s'avère qu'aucun terrain d'entente n'est possible avec les Italiens et les Irlandais sur le dossier des « concours parallèles ». Les transferts financiers demandés pour renforcer leurs économies sont jugés exorbitants et le président français Valéry Giscard d'Estaing ne veut pas donner un centime de plus, le SME démarrera sans eux. Cependant, les négociations reprennent et au bout d'une semaine l'Irlandais Jack Lynch et l'Italien Giulio Andreotti décident de participer au SME dès sa création, le 1er janvier, à huit pays — sans la Grande-Bretagne.

Mais, un autre problème se pose avec les Français qui voudraient obtenir la suppression des montants compensatoires frappant les échanges de produits agricoles et menacent de ne pas participer au SME tant qu'une solution ne sera pas trouvée. La négociation sur ce point va durer trois mois et ce n'est que le 13 mars 1979 que le SME pu enfin voir le jour.


Chronologie du SME

Le 13 mars 1979, le SME entre en vigueur, mais dès le 23 septembre 1979 il subit son premier réaménagement — le mark allemand est réévalué de 2% et la couronne danoise est dévaluée de 3%. Les marchés des changes restent calmes.

En décembre 1980, le Conseil européen réunit à Luxembourg reportent aux calendes grecques la création du Fonds monétaire européen et les dispositions qui devaient assurer « l'utilisation pleine et entière de l'ECU en tant qu'avoir de réserve et instrument de règlement » en déclarant que le passage à la phase institutionnelle se fera « au moment opportun ». Ce recul est du à de nombreuses et puissantes pressions politiques internes en particulier celles de la Bundesbank en Allemagne et du RPR en France.

En octobre 1981, première dévaluation du franc français, suivie en juin 1982 par une deuxième dévaluation, marquant les premiers échecs de la politique socialiste des gouvernements Pierre Mauroy.

Le 21 février 1982, le franc belge est dévalué de 8,5%. Cette dévaluation importante marque un tournant majeur dans la vie politique belge qui désormais va connaître l'austérité.

Le 21 mars 1983, troisième dévaluation du franc français qui marque le besoin d'austérité et de changement dans la politique économique et financière du pays. Depuis juin 1982 et la deuxième dévaluation, la France connaît un grand débat entre les pro-européens de droite comme de gauche qui prônent la rigueur et le maintien de la France au sein du SME et une grande partie de la gauche qui milite pour la sortie du SME, l'instauration de barrières douanières contraignantes, la relance de l'économie par une injection massive de monnaie quitte à ce que le franc français subisse une dévaluation massive. Les pro-européens finirent par gagner la partie — victoire concrétisée le 17 juillet 1984 par l'arrivée aux affaires du Gouvernement Laurent Fabius.

Le 15 mars 1985, les gouverneurs des banques centrales finissent par signer un accord dans le but d'inciter l'utilisation officielle de l'ECU à la place du dollar américain comme instrument de réserve et dans leurs interventions sur le marché des changes lorsqu'il leur faut assurer la stabilité des cours des monnaies européennes. Pour cela il est décidé de revaloriser les taux d'intérêts servis sur l'ECU.

Le 2 décembre 1986, le Conseil européen à Luxembourg décide que l'union monétaire devra être écrite dans le texte révisé du traité de Rome, institutionnalisant de ce fait le SME et l'ECU.

Le 16 juin 1989, l'Espagne décide d'intégrer la peseta dans le système monétaire européen
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